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Économie - Liban - Initiative

Besoin de s’exporter à l’étranger ?

La Banque libano-francaise vient de lancer un site visant à encourager les compagnies locales à se développer à l'international.
« Avec l'évolution du phénomène de mondialisation, de plus en plus de compagnies locales souhaitent désormais se développer à l'international. Les ventes à l'étranger représentent d'ailleurs aujourd'hui entre 20 et 100 % du chiffre d'affaires d'un grand nombre de sociétés libanaises. » C'est en insistant sur cette idée que le directeur général adjoint de la Banque libano-francaise (BLF), Walid Raphaël, a lancé jeudi dernier, au cours d'une conférence organisée à l'École supérieure des affaires (ESA), le nouveau site créé par la banque dans le but d'aider les compagnies locales à s'exporter. Conçu en partenariat avec Export Entreprises S.A., leader mondial des services en ligne dédiés au commerce international, le site HYPERLINK « http://www.blftrade.com » www.blftrade.com - le premier en son genre au Liban - offre désormais une plate-forme de plus de 10 000 pages d'informations, de services et de conseils sur les marchés étrangers. Il vient remplacer celui mis en ligne en juillet 2003 (HYPERLINK « http://www.interexlebanon.com » www.interexlebanon.com), « auquel s'étaient abonnées 900 entreprises au total ». La BLF espère ainsi, à travers ce relooking, attirer un plus grand nombre de visiteurs et encourager davantage de compagnies locales à promouvoir leurs biens et services sur des marchés à fort potentiel de croissance. Le portail - aux traits nettement discernables - contient en effet, outre les 185 fiches pays, de nombreuses informations sectorielles (dont 25 000 études de marché) permettant d'identifier les différentes opportunités à saisir aux quatre coins du monde.
Le lancement du site intervient néanmoins dans un contexte de crise ayant largement affecté le pouvoir d'achat des consommateurs à travers le monde, notamment en Occident, et sanctionné les échanges commerciaux dont le volume global devrait reculer de 6,1 % en 2009. Le directeur général adjoint de la BLF, qui reconnaît l'existence de ces contraintes majeures, affiche toutefois un optimisme particulier quant à la situation économique au Liban et à la possibilité de tirer profit de la conjoncture. « À l'heure où le commerce mondial connaît sa plus grande contraction depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, nos exportations, qui avaient déjà bondi de 23 % en 2008, ont augmenté de 7 % au cours des cinq premiers mois de l'année. » Selon Walid Raphaël, la croissance de l'activité commerciale au Liban devrait, entre autres, permettre au pays de réaliser une croissance de 6 % en 2009, à l'heure où le FMI prévoit une contraction de 1,4 % à l'échelle mondiale. « Nos compagnies sont donc bien positionnées pour conquérir de nouveaux marchés. Pour mieux s'imposer, elles sont tenues toutefois de renforcer leur compétitivité, notamment à l'ombre de la résurgence du protectionnisme », a-t-il ajouté.

Les nouveaux leviers de la compétitivité
Le retour en grande pompe, au lendemain de la crise, des slogans « Achetez national » et son impact sur la question de compétitivité a d'ailleurs été évoqué au cours d'un débat, organisé à cette occasion, sur les « nouveaux leviers de la compétitivité ». Donnée par le président de Export Entreprises S.A. et maire de Neuilly-sur-Seine, Jean-Christophe Fromantin, la conférence a toutefois été axée sur le développement rapide de la mondialisation et la nécessité de s'y adapter. M. Fromantin a d'ailleurs minimisé, lors de son allocution, l'ampleur du phénomène protectionniste, considéré comme une parenthèse dans ce long processus de globalisation. Il a ainsi mis l'accent sur la prolifération des systèmes d'information, la standardisation des modes de consommation et la fragmentation du système de production - trois tendances qui caractérisent à l'heure actuelle l'économie mondiale. « Aujourd'hui, il existe, par exemple, 150 millions de Chinois, et autant d'Indiens, qui consomment à l'occidentale (...). Tous ces facteurs doivent être pris en compte par les compagnies souhaitant s'exporter à l'étranger », a-t-il ainsi souligné. Pour le président de Export Entreprises SA, il ne fait plus aucun doute que les vecteurs de réussite et les critères d'efficacité d'hier ne sont plus les mêmes aujourd'hui. « La taille de General Motors est devenu un terrible handicap (...). La puissance industrielle de Sony ne lui permet pas de suivre les tendances de consommation. En revanche des microentreprises envahissent le monde en quelques mois car elles collent aux tendances et aux évolutions comportementales », a-t-il indiqué, citant à cet égard plusieurs sites Internet ayant largement contribué à l'essor de ces petites entreprises, tels que Alibaba.com, ebay.com ou encore vente-privee.com.
Selon le maire de Neuilly-sur-Seine, il existe désormais cinq nouveaux leviers de compétitivité susceptibles de mener à la réussite dont l'anticipation, qui consiste notamment à capter les « signaux faibles » générateurs de nouvelles opportunités, la différenciation, l'organisation de la production et le déploiement.
« Avec l'évolution du phénomène de mondialisation, de plus en plus de compagnies locales souhaitent désormais se développer à l'international. Les ventes à l'étranger représentent d'ailleurs aujourd'hui entre 20 et 100 % du chiffre d'affaires d'un grand nombre de sociétés libanaises. » C'est en insistant sur cette idée que le directeur général adjoint de la Banque libano-francaise (BLF), Walid Raphaël, a lancé jeudi dernier, au cours d'une conférence organisée à l'École supérieure des affaires (ESA), le nouveau site créé par la banque dans le but d'aider les compagnies locales à s'exporter. Conçu en partenariat avec Export Entreprises S.A.,...
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