Ce grimpeur, fasciné par son premier Tour de France, reconnaît qu'il se sent « pousser des ailes » lorsqu'il escalade les cols au milieu d'une foule déchaînée.
Q : C'est votre première grande victoire, comment l'avez-vous construite ?
R : « Je voulais prendre la bonne échappée, je suis parti dans tous les coups depuis le départ, pour prendre la bonne. À cinq kilomètres de l'arrivée, il y a eu un petit temps mort, je me suis dit "j'essaye là". J'ai cru en mes chances. Et dans chaque virage, j'ai essayé de relancer. C'est le genre de final que j'adore. Dans le dernier kilomètre, ça commençait à revenir derrière, je me suis vraiment fait mal aux jambes, j'ai tout donné. »
Q: Gagner une étape sur le Tour était un rêve. Quel est maintenant votre rêve ?
R : (il hésite) « J'ai le maillot à pois, pourquoi ne pas essayer de le ramener à Paris sur les Champs-Élysées, ce sera le jour de mon anniversaire en plus. Faire le Tour, pour un néo-pro comme moi, c'est extraordinaire. La foule dans tous les virages, où parfois on a à peine la place de passer, les motos qui klaxonnent pour nous ouvrir la route. Quand c'est comme ça, on se sent pousser des ailes. »
Q : Comment avez-vous vécu votre première semaine sur votre premier Tour ?
R : « Avec beaucoup d'appréhension. C'est vrai que participer au Tour pour ma première année pro, c'est grandiose. Agritubel m'a donné ma chance, mais ils m'ont dit que j'étais peut-être encore un peu jeune. Ils m'ont mis la pression avant le départ. Je me suis demandé si je faisais bien d'y être dès cette année. Parfois ce n'est pas un cadeau, c'est dur si on n'est pas en superforme. Au championnat de France, ils m'ont demandé de nouveau si j'étais sûr de vouloir y participer. J'ai dit oui, je me sens bien. »


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