« La Russie mènera les négociations concernant son adhésion à l'OMC par elle-même », a indiqué Arkardy Dvorkovich dans des déclarations à la presse.
« Comme le montrent les discussions, l'adhésion de l'Organisation, c'est-à-dire l'Union douanière, à l'OMC est un procès difficile qui prendra des années », a-t-il ajouté.
« En conséquence, un autre scénario est l'accession parallèle des trois pays membres de l'Union douanière, qui coordonneront leurs positions et entreront à l'OMC en même temps », a-t-il précisé en ajoutant que ce scénario devait encore faire l'objet d'une décision officielle.
« Ce qui est important est que la Russie veut adhérer à l'OMC et que cela arrive rapidement », a-t-il ajouté. « Nous n'adhérerons qu'à des conditions qui nous conviennent », a toutefois souligné M. Dvorkovich, le principal conseiller économique du président russe.
La Russie avait fait part le 9 juin de son intention d'adhérer à l'OMC avec le Belarus et le Kazakhstan, sous la forme d'une union douanière, et non plus individuellement, ce qui revenait à repousser de facto son entrée dans l'organisation internationale.
L'OMC avait fait part de sa « perplexité » devant cette décision et les États-Unis avaient jugé par la voix du secrétaire américain au Commerce, Gary Locke, que ce projet ne pouvait « tout simplement pas fonctionner ».
Arkady Dvorkovich a nié qu'un éventuel changement de position de la Russie puisse être motivé par des pressions américaines.
La Russie est la dernière puissance économique à ne pas être intégrée au système commercial multilatéral. Après de longues et tortueuses négociations, son adhésion à l'OMC avait été remise en cause à la fois par Moscou et par les États-Unis en août 2008 après son intervention armée en Géorgie.

