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Économie - Échos De Syrie

Fin d’une affaire de corruption

L'affaire de corruption qui a secoué la ville de Homs et suscité des remous dans l'ensemble de la Syrie pendant des semaines semble toucher à sa fin.
Dans une déclaration devant le Parlement la semaine dernière, le ministre des Finances, Mohammad Hussein, a en effet déclaré qu'« aucune pratique frauduleuse n'a été décelée dans les opérations menées par la direction des Finances de la ville de Homs » où le scandale a éclaté.
L'affaire remonte à début juin, lorsque la presse a rapporté que 35 fonctionnaires de la direction des Finances de Homs ont été arrêtés et sont suspectés de corruption. Ces fonctionnaires auraient reçu des pots-de-vin pour minimiser le montant des impôts que devaient régler les plus grands commerçants et industriels de la ville. Quelque 150 éminents hommes d'affaires seraient impliqués dans cette affaire.
Bien qu'aucun nom et qu'aucune liste n'aient été rendus publics, le quotidien officiel al-Baas a publié dans son édition du 15 juin un article affirmant que le scandale toucherait « des anciens et actuels présidents et secrétaires généraux de la Chambre de commerce de Homs et de la Chambre de l'industrie de la ville ». Tout comme tous les autres médias du pays, les articles publiés par al-Baas subissent un filtrage strict par la censure.
La presse locale fait régulièrement état de mesures prises par le gouvernement pour éradiquer la corruption. Les analystes minimisent toutefois l'importance de ces mesures parce que les responsables haut placés et les hommes d'affaires influents sont très rarement visés par des enquêtes.
Le scandale de Homs a toutefois surpris plusieurs observateurs du fait des positions proéminentes des hommes d'affaires qui seraient impliqués dans cette affaire et du fait que la justice locale ait été aussi loin dans son enquête.
Dans une interview avec l'hebdomadaire économique al-Iqtissadiya qui a été publiée le 5 juillet dernier, le ministre Hussein a confirmé les propos qu'il a tenus devant les députés. Il a aussi ajouté que l'enquête et l'éventuelle inculpation d'hommes d'affaires sont entre les mains de la justice. Il n'a pas été jusqu'à affirmer que l'enquête a été clôturée, mais la teneur et le timing de ses propos laissent penser que le gouvernement ne laisserait pas l'affaire se développer davantage.
M. Hussein a également déclaré à al-Iqtissadiya que cette affaire « a porté atteinte aux hommes d'affaires de Homs et au climat d'investissement dans l'ensemble du pays ».
Toujours est-il que de nombreuses questions demeurent en suspens. L'évasion fiscale est un sport national en Syrie. Que nombre d'hommes d'affaires tiennent deux comptabilités séparées - l'une destinée au fisc et l'autre servant à retracer les opérations financières de l'entreprise - est un secret de polichinelle dans le pays. Il est donc difficile de comprendre pourquoi cette affaire a été rendue publique dans ce contexte précis et pourquoi ce scandale a éclaté à Homs, éclaboussant la communauté d'affaires de la ville.
Face à l'érosion de ses recettes pétrolières, le gouvernement syrien n'a ménagé aucun effort pour trouver des sources alternatives de revenus, y compris l'élargissement de l'assiette fiscale qui demeure fort restreinte. L'on pourrait donc penser que le ministère des Finances ait voulu affoler la communauté des affaires et la forcer à payer davantage d'impôts.
La direction des Finances de Homs s'est vu attribuer un prix par le ministère pour sa bonne performance en 2008, a indiqué M.Hussein. Les recettes fiscales collectées par cette direction sont passées de 4,6 milliards de livres syriennes en 2003 à quelque 11,6 milliards de livres en 2008, a-t-il ajouté.

En coopération avec : The Syria report
L'affaire de corruption qui a secoué la ville de Homs et suscité des remous dans l'ensemble de la Syrie pendant des semaines semble toucher à sa fin.Dans une déclaration devant le Parlement la semaine dernière, le ministre des Finances, Mohammad Hussein, a en effet déclaré qu'« aucune pratique frauduleuse n'a été décelée dans les opérations menées par la direction des Finances de la ville de Homs » où le scandale a éclaté.L'affaire remonte à début juin, lorsque la presse a rapporté que 35 fonctionnaires de la direction des Finances de Homs ont été arrêtés et sont suspectés de corruption. Ces fonctionnaires auraient reçu des pots-de-vin pour...
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