« C'est une unanimité qui me fait plaisir, un chantier de cette importance ne peut se faire que si tout le monde est d'accord », a commenté le sénateur-maire UMP de Marseille, Jean-Claude Gaudin. Les Verts et le MoDem se sont abstenus.
Le conseil avait déjà voté pour la couverture et la rénovation du stade le 30 juin 2008. Entre-temps, la France s'est portée candidate pour l'Euro 2016 de football, en compétition avec l'Italie, la Turquie, la Suède et la Norvège. Marseille compte parmi les neuf villes susceptibles d'accueillir le tournoi.
« Le calendrier est très serré, a souligné M. Gaudin. L'UEFA doit prendre sa décision le 27 mai 2010, et si la France est retenue, les travaux doivent être achevés d'ici à 2014, en mode occupé. D'ici à la fin 2010, nous devrons négocier et signer le contrat de partenariat. »
Outre la mise aux normes techniques, le projet vise à couvrir les tribunes, étendre la capacité à 70 000 places (57 000 actuellement) avec des loges et sièges « à prestations » vendus plus chers, refaire l'assise des sièges et les sanitaires, etc.
Un nouvel ensemble immobilier, avec des commerces, des bureaux et de l'hôtellerie, sera créé aux abords pour conforter l'équilibre financier du projet. Des tribunes seront créées au stade Delort voisin qui pourrait être dévolu au rugby.
Contrairement à la précédente rénovation de 1998 (70 M EUR, dont 40 à la charge de la ville), le projet, surtout en période de crise, ne peut plus être financé sur seuls fonds publics, a souligné M. Gaudin, en excluant aussi un financement exclusivement privé souhaité par l'OM : « Je ne serai pas le maire de Marseille qui vendra le stade Vélodrome. »
Un opérateur privé assurera le financement principal de la reconfiguration du stade - les deux tiers de l'investissement soit environ 100 millions d'euros -, le reste viendra de subventions publiques.
Les activités actuelles du Vélodrome seront maintenues en gestion municipale, selon M. Gaudin. L'OM conservera ses droits d'exploitation et sera « étroitement associé à la définition et à la conduite du projet ».
Le président PS de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM), Eugène Caselli, s'est félicité d'avoir obtenu l'assurance du maintien de la gestion municipale. Il a promis son soutien malgré « l'absence de clarté » du projet sur les contributions attendues des collectivités.
Les conseils général et régional soutiendront le projet, a promis Patrick Mennucci pour le groupe PS, s'inquiétant d'une augmentation du prix des places et du maintien du nom du stade dans un contrat éventuel avec un sponsor.
« Il y aura une revalorisation négociée (de la redevance de l'OM), mais dans des limites économiquement nécessaires et acceptables, a dit M. Gaudin, et bien sûr que le stade continuera à s'appeler le stade Vélodrome. »


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