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Économie - Liban - Rapport

La BM revoit à la baisse ses prévisions de croissance au Liban

Les perspectives de l'économie locale sont tributaires de celles des pays du Golfe, souligne la Banque mondiale, qui table désormais sur une hausse du PIB libanais de 2,5 % en 2009.
Dans son dernier rapport sur les perspectives de l'économie mondiale, la Banque mondiale a révisé à la baisse ses prévisions de croissance pour le Liban. Alors qu'elle avait prévu fin 2008 une croissance de 4 % au Liban cette année, l'institution table désormais sur une croissance de 2,5 % en 2009. Ce chiffre reste toutefois supérieur à la moyenne de la région du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord (1,6 %) et à la moyenne des pays en développement (1,2 %). Quant au PIB mondial, il devrait se contracter de 2,9 % cette année.
Comparée aux pays voisins, la croissance prévue cette année au Liban est similaire à celle prévue en Jordanie et en Iran, et supérieure à celle prévue en Algérie. La croissance libanaise devrait cependant être inférieure à celles de l'Égypte, de la Syrie, de la Tunisie, du Maroc et même du Yémen.
Pour 2010, la Banque mondiale prévoit une croissance de 4,5 % au Liban, contre une moyenne régionale de 3,5 %, une moyenne des pays en développement de 4,4 %, et une moyenne mondiale de 2 %.
La croissance prévue l'année prochaine au Liban devrait être similaire à celle du Maroc, et supérieure à celles de l'Algérie, de l'Égypte, de l'Iran, de la Jordanie, de la Syrie et de la Tunisie. En 2010, le Liban devrait toutefois se faire dépasser par le Yémen en termes de croissance.
Le rapport, cité par le Lebanon this Week de Byblos Bank, souligne que le Liban, comme l'Égypte, la Jordanie, le Maroc et la Tunisie, est un pays dont la balance des paiements et les revenus domestiques sont tirés par l'exportation de services, notamment le tourisme, les flux d'investissements directs étrangers et les transferts de la diaspora. Ces facteurs soutiennent et catalysent les dépenses d'investissements privées et publiques. Par conséquent, les perspectives de croissance du Liban et des économies similaires dépendent de celles des pays du Golfe, et dans une moindre mesure de celles des donateurs internationaux, poursuit le rapport, en soulignant que les pays du Golfe sont la principale source de transferts de fonds, d'investissements directs étrangers et de touristes pour le reste de la région, tandis que la communauté internationale est source d'aides internationales.
La Banque mondiale note également que le Liban, tout comme la Jordanie, est entré dans la crise avec une situation macroéconomique faible, notamment une dette publique importante, et des balances courante et budgétaire déficitaires.
La baisse des transferts, des investissements et des touristes devrait donc lourdement peser sur les balances externes des deux pays, surtout avec la baisse prévue des entrées de capitaux, indique le rapport.
La banque a estimé le déficit des comptes courants au Liban à 14,7 % du PIB en 2008. La baisse des prix du pétrole et le ralentissement des importations devrait cependant ramener ce déficit à 6,1 % du PIB en 2009 et à 5,4 % en 2010. Le déficit du compte courant cette année au Liban serait ainsi proche de celui de l'Égypte, mais inférieur à ceux de la Jordanie, de la Syrie et du Yémen.
Dans son dernier rapport sur les perspectives de l'économie mondiale, la Banque mondiale a révisé à la baisse ses prévisions de croissance pour le Liban. Alors qu'elle avait prévu fin 2008 une croissance de 4 % au Liban cette année, l'institution table désormais sur une croissance de 2,5 % en 2009. Ce chiffre reste toutefois supérieur à la moyenne de la région du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord (1,6 %) et à la moyenne des pays en développement (1,2 %). Quant au PIB mondial, il devrait se contracter de 2,9 % cette année.Comparée aux pays voisins, la croissance prévue cette année au Liban est similaire à celle prévue en Jordanie et en Iran, et supérieure à celle...
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