Les prix à la pompe ont frôlé hier le seuil des 32 000 livres, pour la première fois depuis le pic historique de l'été dernier.
OLJ /
le 25 juin 2009 à 00h38
Depuis plus de huit semaines, les prix à la pompe ne cessent d'augmenter, au grand dam des consommateurs. Hier, les 20 litres d'essence 95 et 98 octanes ont renchéri de 600 livres, pour atteindre respectivement 31 100 et 31 800 livres, des niveaux très proches du pic historique enregistré l'été dernier, époque à laquelle le prix du baril culminait à près de 150 dollars. Depuis le début de l'année, le prix de l'essence a d'ailleurs augmenté de 8 300 livres, enregistrant une hausse de plus de 35 %. Pour de nombreux Libanais, cette hausse vertigineuse est « injustifiée » au vu de la chute importante des cours mondiaux de pétrole, dont le prix avait enfoncé il y a quelque temps le seuil des 40 dollars. Elle survient en tout cas à un moment où les risques engendrés par la crise économique mondiale continuent de planer sur l'économie locale, et que l'inflation poursuit son ascension, rongeant davantage le pouvoir d'achat des consommateurs. Il n'en reste pas moins que cette hausse, qui se répercute aujourd'hui non seulement sur le budget essence des automobilistes, mais aussi sur les prix des produits à la consommation (en augmentant le coût de production), repose sur une logique assez claire ; le rétablissement par le gouvernement en automne dernier de la taxe sur l'essence, appelée droit d'accise, et la fixation de son montant à environ 10 000 livres expliquent en partie cette forte augmentation. Lorsque cette taxe était flottante, le gouvernement faisait en effet varier les recettes fiscales en fonction des prix internationaux. Ainsi, quand le prix du pétrole était trop élevé, les taxes perçues sur l'essence étaient quasi nulles (hors TVA). Le gouvernement a toutefois décidé de fixer cette taxe, suite à la dégringolade des cours mondiaux, cherchant à profiter du contexte, et à doper ainsi ses recettes fiscales d'environ 800 millions de dollars sans pour autant léser le consommateur. Son plan s'est toutefois heurté à un rebond des cours mondiaux, le prix du baril ayant atteint dernièrement près de 70 dollars. La hausse des prix des combustibles au cours des dernières semaines reflète d'ailleurs en partie l'évolution des prix internationaux. La révision à la hausse décidée hier n'a pas toutefois été sans susciter une vague de contestations dans les milieux syndicaux et politiques. Dans un communiqué publié au terme d'une réunion de son conseil exécutif, la CGTL a ainsi souligné qu'une poursuite de la tendance haussière « enflammerait le pays », mettant en garde contre l'émergence d'une crise sociale si le gouvernement ne procédait pas à une abolition immédiate du droit d'accise. Le député Kassem Hachem a, quant à lui, critiqué l'inertie du gouvernement face à la situation actuelle, appelant à une réduction dans les plus brefs délais des impôts sur l'essence.
Depuis plus de huit semaines, les prix à la pompe ne cessent d'augmenter, au grand dam des consommateurs. Hier, les 20 litres d'essence 95 et 98 octanes ont renchéri de 600 livres, pour atteindre respectivement 31 100 et 31 800 livres, des niveaux très proches du pic historique enregistré l'été dernier, époque à laquelle le prix du baril culminait à près de 150 dollars. Depuis le début de l'année, le prix de l'essence a d'ailleurs augmenté de 8 300 livres, enregistrant une hausse de plus de 35 %. Pour de nombreux Libanais, cette hausse vertigineuse est « injustifiée » au vu de la chute importante des cours mondiaux de pétrole, dont le prix avait enfoncé il y a quelque temps le seuil des...
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