De son côté, le président d'IDAL, Nabil Itani, a affirmé que les pays arabes doivent encore déployer des efforts supplémentaires pour améliorer le climat d'investissements dans leur pays afin de rendre les secteurs productifs plus attrayants pour les investisseurs. À cet égard, il a rappelé que la grande partie des investissements panarabes s'est concentrée au cours des dernières années dans le secteur de l'immobilier et des services alors que les secteurs de l'industrie, du commerce et des services n'ont reçu qu'une partie infime des investissements.
Il a mis l'accent sur l'importance de dynamiser l'activité du secteur privé qui est le moteur de la productivité et le créateur d'emplois.
Citant la Cnuced, il a indiqué que le volume des investissements au niveau global s'est élevé à 1 833 milliards de dollars en 2007, mais les pays arabes n'ont reçu que 4 % de ce volume, soit près de 72 milliards de dollars.
Pour sa part, le directeur général de l'Institut arabe de garantie des investissements et des exportations, Fahd el-Ibrahim, a souligné l'amélioration du climat d'investissement dans la plupart des pays arabes, en citant leurs politiques d'ouverture sur les investissements étrangers au cours des dix dernières années, leur stabilité économique et l'amélioration de leurs indicateurs économiques. La moyenne de croissance économique dans les pays arabes s'est élevée à 6,4 % en 2008, soit le double de la moyenne internationale de 3,2 %, a-t-il affirmé.
Abordant le contexte mondial difficile, il a estimé que la capacité des pays arabes à attirer des investissements directs étrangers (IDE) n'a pas été affectée par la crise financière internationale qui a débuté en 2007, mais bien au contraire. Selon les données disponibles dans dix-sept pays arabes, les flux d'investissements directs étrangers en 2008 ont atteint 89 milliards de dollars, contre 74 milliards pour l'ensemble du monde arabe en 2007.
Par ailleurs, la part des Arabes au niveau du volume global des flux d'IDE dans le monde est passée de 3,9 % en 2007 à 5,3 % en 2008, contre 0,4 % en 2000. La hausse des flux d'investissements interarabes a contribué à augmenter le flux global des investissements étrangers directs dans cette partie du monde. Les investissements interarabes ont totalisé 34 milliards de dollars en 2008, contre 21 milliards en 2007, et ce d'après les données récoltées jusqu'ici dans treize pays arabes seulement.
Selon Fahd el-Ibrabim, les pays du Golfe sont encore les principaux exportateurs d'investissements arabes. Il a toutefois souligné l'émergence de nouveaux exportateurs sur la scène régionale, comme le Liban et l'Égypte. Parallèlement, les principaux bénéficiaires des flux d'investissements arabes entre 1995 et 2008 ont été l'Arabie saoudite, le Soudan, le Liban et l'Égypte. Au cours de cette période, ces pays ont accueilli 95 milliards de dollars, soit 70 % des investissements interarabes, qui ont totalisé 135 milliards de dollars.


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