Même démarche, même gestuelle, même « body language », même sang-froid dans les moments importants. Depuis son tout premier match, Kobe a toujours cherché à ce qu'on lui prête une filiation avec Michael Jordan. Les ressemblances entre les deux hommes ne s'arrêtent d'ailleurs pas là. Individualiste forcené à ses débuts, Bryant a dû travailler sur lui-même et apprendre à faire confiance à ses coéquipiers.
Comme Jordan à son époque, cette mue obligatoire pour arriver au sommet s'est faite sous l'œil consciencieux du génial Phil Jackson. Une évolution mentale qui s'est faite avec le temps, Bryant atteignant son meilleur niveau à l'orée de ses trente ans.
Le meilleur de son époque
Arrivé à maturité, Black Mamba est, à l'heure actuelle, ce qui se fait de mieux sur les parquets américains. Un statut qu'il vient de confirmer avec un titre NBA et la plus prestigieuse des récompenses individuelles : le MVP des finales. Kobe est donc bien le meilleur joueur de la meilleure équipe.
Avec désormais quatre bagues de champion et encore quelques belles saisons devant lui, Bryant peut donc toujours espérer égaler son idole Jordan qui, lui, en a glané six.
Pourtant, la comparaison semble encore trop flatteuse pour le Laker.
Un palmarès inégalable
Dans les années 90, Michael Jordan n'a pas dominé la NBA, il y a régné, remportant tout ce qui était possible. Six finales pour six titres et autant de trophées de MVP. « Air Jordan » s'est également vu récompenser cinq fois du MVP de la saison régulière. Un total qui aurait pu être encore plus impressionnant si le numéro 23 ne s'était pas accordé quelques saisons sabbatiques sur les terrains de base-ball. Les chiffres sont donc tous en faveur de l'aîné, laissant Bryant loin derrière.
Jordan, le meilleur de l'histoire
Jordan possédait, à son apogée, une aura et un charisme qui n'acceptaient aucune contestation. Conduisant ses Bulls au meilleur bilan de toute l'histoire (72 victoires pour 10 défaites), il a survolé son époque. Kobe n'en est pas à ce stade-là et ne le sera probablement jamais vu la concurrence - Lebron James et Dwyane Wade en premier lieu - qui se montre des plus impatientes.
Plus doué, plus complet et plus « clutch » que ses contemporains, l'Angelino est donc certainement le meilleur joueur de la décennie écoulée. Michael Jordan reste, lui, le plus grand joueur de l'histoire.


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