Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Catastrophe Aérienne

Air France va changer les sondes Pitot sur ses Airbus A330-A340

Les premiers corps des victimes du vol AF 447 vont être identifiés sous peu.
Les seize premiers corps des 228 victimes du vol AF 447 sont arrivés hier sur la petite île de Fernando de Noronha, au large des côtes brésiliennes, pour une identification préliminaire. Paralèllement, Air France, sous la pression des pilotes, a annoncé le remplacement dans les prochains jours des sondes de vitesse de ses Airbus A330 mises en cause dans la catastrophe de l'Airbus A330 Rio-Paris.
Ces seize corps de victimes de l'Airbus sont arrivés hier à deux heures d'intervalle sur l'île de Fernando de Noronha, située à 360 km de la côte brésilienne. Après avoir été récupérés en haute mer, ils ont été transportés d'abord par la frégate Constituiçao à proximité de l'île, puis dans deux hélicoptères. Les corps enveloppés dans de grands sacs étaient débarqués, un à un, sur un brancard, par des militaires portant des blouses, des masques et des gants chirurgicaux. Après les premiers examens d'identification sur l'île, ils seront ensuite transférés à l'Institut médico-légal de Recife. Interpol a annoncé que l'organisation policière aiderait à coordonner « l'identification des corps des victimes de cette tragédie », originaires de 32 pays.
Les marines brésilienne et française, déployées sur la zone de l'accident du vol Rio-Paris, à environ 1 150 km de la côte, ont à ce jour récupéré 28 corps et des pièces importantes de l'avion, comme la dérive et une pointe de l'aile, a annoncé hier l'armée brésilienne. Le précédent décompte, lundi soir, faisait état de 24 corps récupérés. Mais il manque toujours les deux boîtes noires qui gisent probablement par plus de 4 000 m de fond. Il reviendra au sous-marin nucléaire d'attaque français Émeraude, attendu sur les lieux aujourd'hui, de tenter de repérer, grâce à ses sonars, ces deux enregistreurs. Le Pentagone a également envoyé deux instruments d'écoute qui peuvent détecter les signaux émis par des boîtes noires à une profondeur allant jusqu'à 6 100 mètres. Si les boîtes noires sont localisées, elles devront être récupérées par les trois robots sous-marins embarqués à bord du navire français Pourquoi Pas, qui a quitté hier le Cap-Vert.
Sans attendre cet élément déterminant, les capteurs de vitesse ou sondes Pitot sont de plus en plus citées comme une des causes possibles de la catastrophe, contraignant Air France à accélérer le programme de remplacement de ces sondes. Ces sondes déterminent en effet la vitesse de l'avion, une donnée essentielle du vol : en cas de sous-vitesse, l'avion tombe mais s'il va trop vite, il se désintègre. Une note interne de la compagnie datée de novembre 2008, que l'AFP avait pu consulter lundi, a fait état « d'un nombre significatif d'incidents » liés aux calculateurs de vitesse survenus sur des A330-A340 d'Air France. Au lieu de quelques semaines, la compagnie française a annoncé qu'elle allait procéder au changement de ces capteurs en « quelques jours », selon le syndicat SNPL, majoritaire chez les pilotes. Un syndicat minoritaire, Alter, avait même appelé à refuser de voler sur les appareils non modifiés. Air France a ainsi annoncé que, depuis hier, tous ses long-courriers A330-A340 qui décollent, sont désormais équipés « d'au moins deux nouvelles sondes » sur les trois qui permettent de contrôler la vitesse des avions, a affirmé une source syndicale à l'AFP.
Air France dispose actuellement d'une quinzaine d'A330 et d'une vingtaine d'A340. Après la compagnie américaine US Airways, la compagnie aérienne Swiss (groupe Lufthansa) a annoncé qu'elle allait remplacer les sondes de vitesse Pitot sur ses huit Airbus A330-200, équipés de ces capteurs.

Les seize premiers corps des 228 victimes du vol AF 447 sont arrivés hier sur la petite île de Fernando de Noronha, au large des côtes brésiliennes, pour une identification préliminaire. Paralèllement, Air France, sous la pression des pilotes, a annoncé le remplacement dans les prochains jours des sondes de vitesse de ses Airbus A330 mises en cause dans la catastrophe de l'Airbus A330 Rio-Paris.Ces seize corps de victimes de l'Airbus sont arrivés hier à deux heures d'intervalle sur l'île de Fernando de Noronha, située à 360 km de la côte brésilienne. Après avoir été récupérés en haute mer, ils ont été transportés d'abord par la frégate Constituiçao à...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut