Rechercher
Rechercher

Sport

Blanc contre Deschamps, c’est déjà passionnant !

La saison 2008-2009 s'est à peine achevée sur le sacre de Laurent Blanc que le prochain exercice fait déjà saliver avec la perspective du duel annoncé entre l'entraîneur de Bordeaux et Didier Deschamps, son compère des années de gloire des Bleus, qui va prendre les rênes de Marseille.
Le feuilleton de la saison 2009-2010 s'articulera aussi autour de Lyon, arrivé à un tournant de son histoire, d'une équipe du Paris-SG qui rime encore avec gâchis, et d'une improbable équipe de Boulogne, avec son stade et son budget minuscules.

Blanc/Deschamps, duel au soleil
Bordeaux termine champion sur une série inédite dans l'histoire de l'élite de onze succès consécutifs. La course au titre fut palpitante face au Marseille d'Éric Gerets, qui cède sa place à Deschamps en lui léguant un beau bolide. Le championnat de France espère désormais connaître un nouveau combat de titans entre l'ancien libero des Bleus champions du monde 1998 et d'Europe 2000, et le capitaine de ces années dorées du football français. Les CV des deux joueurs font rêver, leurs cartes de visite d'entraîneurs aussi. Blanc a imposé un style qui rapporte : Trophée des champions, Coupe de la Ligue et championnat cette saison. Deschamps a porté Monaco en finale de la Ligue des champions en 2004 et sauvé la Juve des tréfonds de la deuxième division italienne. Chacun fourbit ses armes : Blanc a gardé Gourcuff, Deschamps quant à lui souhaite conserver l'ossature marseillaise, notamment le latéral Taye Taiwo, qui a affirmé qu'il allait rester, et le meilleur buteur du club depuis quatre saisons, Mamadou Niang, qui devrait lui aussi rester. L'OM devrait enregistrer l'arrivée de « deux ou trois joueurs d'élite », dixit le président pape Diouf, a priori un par ligne. Dont sans doute un défenseur central. Des départs (Cana ?) dépendra aussi l'arrivée d'autres renforts.
La plupart des joueurs pleurent en tout cas le départ de Gerets. Car ils savent ce qu'ils lui doivent. La barre « humaine » est là aussi haute pour Deschamps.
Dans une équipe au talent individuel peut-être moins éclatant qu'à Bordeaux ou Lyon, Gerets a en effet forgé un collectif qui sait faire bloc. L'arrivée en janvier du Brésilien Brandao, un attaquant qui défend comme un damné, y est pour beaucoup. Mais Gerets a su se servir de l'abnégation du Brésilien pour montrer la voie à suivre à ses troupes. D'une équipe dilettante, Gerets a tiré une formation prête au combat, façonnée ensuite par ses coups tactiques, malgré quelques doutes en fin d'automne.
Il a su aussi rapidement signaler qu'il ne s'embarrassait pas du statut de vedette. Ce n'est pas la moindre de ses qualités, tant cet exercice peut souvent se transformer en guerre intestine. Cissé pas performant ? Il ira sur le banc. Ben Arfa capricieux ? Il connaîtra aussi le banc, mais pas l'opprobre.
À l'inverse, Gerets saura ne pas couler moralement Zubar, conspué par le Vélodrome, en lui maintenant sa confiance dans certains moments chauds. Et relancera Civelli, condamné avant lui à être 18e homme au mieux. Son idée maîtresse : tout travail mérite respect, mais le respect se gagne aussi. Un certain sens de la justice, en somme. À Deschamps de saisir au mieux ce témoin-là.

Lyon, la peur du vide
Comme un symbole, Juninho, qui avait participé aux conquêtes des sept titres lyonnais, a marqué son 100e but avant de partir sous d'autres horizons, l'année où l'OL a cessé d'être une machine à gagner. Au moment d'annoncer la fin de son aventure rhodanienne, le Brésilien a eu une sorte de malaise. Lyon pourrait-il connaître pareil vertige ? Claude Puel restera aux manettes. Il lui est fortement suggéré de changer son mode de fonctionnement. Jean-Michel Aulas sera obligé de recruter du « lourd » en attaque, car Karim Benzema, en cette année de Coupe du monde, ne peut plus porter tout seul l'équipe, isolé devant.

Paris-SG, la terre brûlée
Le 7 mars, le PSG était 2e et rêvait de Ligue des champions, voire du titre. Le travail de Paul Le Guen payait enfin. Sessègnon et Hoarau tournaient à plein régime. Que s'est-il passé ? Le mal a peut-être germé en janvier-février avec le départ de l'ancien président Charles Villeneuve, coupable d'avoir demandé plus de pouvoir. Et l'incroyable s'est produit le 5 mai, alors que le club de la capitale était 4e : Sébastien Bazin, actionnaire-président, signifie à l'entraîneur breton la fin de l'aventure. C'est l'heure des règlements de comptes en coulisses. Le capitaine du PSG, Claude Makelele, sort un livre où il dénonce « les saletés » à nettoyer à tous les étages du club, et Le Guen humilie Alain Roche, responsable du recrutement, en le taxant dans le quotidien L'Équipe d'« incompétent » et de « médiocre ». Côté terrain, Guillaume Hoarau se blesse. Résultat ? L'ancien entraîneur de Valenciennes, Antoine Kombouaré, signe à Paris et récupère un vestiaire fissuré, qui vient de rater une place en Europa League.
La saison 2008-2009 s'est à peine achevée sur le sacre de Laurent Blanc que le prochain exercice fait déjà saliver avec la perspective du duel annoncé entre l'entraîneur de Bordeaux et Didier Deschamps, son compère des années de gloire des Bleus, qui va prendre les rênes de Marseille.Le feuilleton de la saison 2009-2010 s'articulera aussi autour de Lyon, arrivé à un tournant de son histoire, d'une équipe du Paris-SG qui rime encore avec gâchis, et d'une improbable équipe de Boulogne, avec son stade et son budget minuscules.Blanc/Deschamps, duel au soleilBordeaux termine champion sur une série inédite dans l'histoire de l'élite de onze succès consécutifs. La course au titre fut palpitante face au Marseille...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut