Rechercher
Rechercher

Lifestyle - Espace

La NASA prête pour une mission de sauvetage à haut risque

Ce serait la mission de sauvetage la plus audacieuse de l'histoire spatiale, mais la NASA, qui vient de lancer Atlantis vers le télescope Hubble, a bien prévu un plan B en cas de problème : une seconde navette prête à décoller en catastrophe pour récupérer les astronautes.
Atlantis a été lancée lundi pour une mission plus risquée qu'un vol vers la Station spatiale internationale (ISS), à cause du danger accru d'une collision avec une micrométéorite ou un débris spatial dans l'orbite élevé de Hubble. Elle est aussi plus dangereuse parce que la navette sera trop loin de l'ISS pour venir s'y amarrer en cas de problème. L'équipage ne pourrait tenir que 25 jours avant de manquer d'air, en cas de panne sur Atlantis.
L'opération de sauvetage de la NASA, digne d'un scénario de film hollywoodien, impliquerait la navette Endeavour exceptionnellement placée sur un autre pas de tir du Centre spatial Kennedy près de Cap Canaveral (Floride) pour pouvoir décoller rapidement avec un équipage de quatre astronautes. C'est la première fois qu'une navette et son équipage sont ainsi placés en attente d'une hypothétique mission de sauvetage. Dans le pire scénario, Endeavour s'élancerait dans une course contre la montre pour rejoindre Atlantis à une altitude d'environ 600 kilomètres au-dessus de la Terre. Après avoir placé les portes des soutes face à face, les astronautes d'Endeavour actionneraient délicatement le bras robotique de 15 mètres de la navette pour relier les deux vaisseaux. L'équipage d'Endeavour aurait ensuite deux jours pour fixer un cordage entre les deux navettes et permettre aux astronautes d'Atlantis de marcher dans l'espace pour rejoindre leurs sauveteurs. Un tel scénario, si hypothétique soit-il, a été planifié de façon extrêmement précise, selon l'agence spatiale américaine. « C'est la sécurité avant tout, comme toujours », a assuré à l'AFP un porte-parole de la NASA, William Jeffs, au centre spatial de Houston (Texas).
Depuis la catastrophe de la navette Columbia en février 2003 dans laquelle sept astronautes avaient péri, l'agence élabore des scénarios alternatifs. Mais jusqu'à présent, tous les vols de navette avaient pour destination l'ISS, jugée suffisamment sûre pour permettre à l'équipage d'attendre des secours pendant une période prolongée. Les astronautes vont évaluer l'état d'Atlantis dans les prochains jours et la NASA pourrait juger leur retour dans l'atmosphère trop risqué, notamment en cas de dommages sur le bouclier thermique.
Le commandant de bord d'Endeavour, Christopher Ferguson, a affirmé que lui et son équipage étaient prêts à assurer une mission de sauvetage le cas échéant. « Je suis aussi confiant en notre capacité à réussir cela, si besoin, que toute autre mission », a-t-il dit sur CNN. « Les produits consommables comme la nourriture et l'oxygène manqueraient rapidement. Donc la raison pour laquelle nous avons cet équipage entraîné et prêt à partir à tout moment est que (l'équipage d'Atlantis) n'a aucun endroit confortable où aller pour une longue période », a-t-il ajouté. Le commandant de bord d'Atlantis, Scott Altman, s'est dit rassuré de savoir qu'il y avait une autre navette et a assuré à la chaîne que « même dans le pire scénario, nous pouvons rester là haut et tenir jusqu'à ce que quelqu'un vienne nous chercher ».
Au cas où le vaisseau était abandonné, Atlantis serait programmée pour s'autodétruire, afin de garantir que la navette ne retombe pas sur une zone peuplée de la Terre. La NASA lui ferait finir sa course quelque part dans l'océan Pacifique, a indiqué à l'AFP William Jeffs.
Ce serait la mission de sauvetage la plus audacieuse de l'histoire spatiale, mais la NASA, qui vient de lancer Atlantis vers le télescope Hubble, a bien prévu un plan B en cas de problème : une seconde navette prête à décoller en catastrophe pour récupérer les astronautes.Atlantis a été lancée lundi pour...

commentaires (0)

Commentaires (0)

Retour en haut