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Économie - Liban - Développement

L’agroalimentaire, une industrie qui pèse plus d’un milliard de dollars

À l'occasion de la « Journée libanaise de l'industrie agroalimentaire », plusieurs participants ont appelé les autorités à œuvrer davantage en faveur du développement d'un secteur à fort potentiel de croissance.
En marge du Salon Horeca, qui se tient depuis lundi au BIEL, une journée dédiée à l'industrie agroalimentaire a été organisée hier, dans le but de faire le point sur un secteur qui se développe depuis des années, et d'exposer aux industriels les défis à relever ainsi que les moyens susceptibles de contribuer à l'essor de cette industrie à l'avenir. « Le secteur agroalimentaire, qui compte aujourd'hui plusieurs milliers d'usines et emploie près de 20 % de la main-d'œuvre locale, connaît depuis plusieurs années une croissance moyenne de 5 à 10 % par an. Il représente, par ailleurs, un des piliers de la production locale et contribue à hauteur d'environ 600 millions de dollars aux exportations libanaises », a souligné le directeur du syndicat des industriels agroalimentaires, Georges Nasraoui, à L'Orient-Le Jour. Quant à la taille globale du secteur, elle se chiffre à plus de 1,3 milliard de dollars, la part des exportations représentant près de 40 % de la production interne.
Malgré son poids économique, l'industrie agroalimentaire souffre toutefois de l'existence de nombreux obstacles qui ont entravé jusque-là son développement à plus grande échelle. Outre l'impact négatif de certains facteurs exogènes (guerre de 2006) et l'absence d'un soutien efficace de la part de l'État, les dérives de plusieurs acteurs locaux affaiblissent la capacité à pénétrer les marchés étrangers. « En effet, il existe de nombreux industriels opérant sur le marché local ne disposant d'aucun permis industriel et qui, par conséquent, ne sont pas soumis au contrôle de qualité. En exportant leurs produits, ces industriels sanctionnent l'ensemble des acteurs du secteur en avilissant l'image de la production locale auprès des consommateurs étrangers », a déploré Nasraoui. « En outre, le secteur ne bénéficie d'aucune subvention de la part de l'État, ce qui affecte largement le coût de production. Celui-ci est en effet plus élevé au Liban que dans d'autres pays de la région, où l'industrie agroalimentaire est soutenue par les gouvernements », a-t-il ajouté. De fait, plusieurs industriels sont tentés de favoriser le niveau des prix à la qualité - une stratégie qui, selon Nasraoui, ne pourrait en aucun cas doper les exportations agroalimentaires à l'étranger. Pour lui, seuls une application stricte des normes internationales de qualité et un plus grand soutien de la part de l'État sont garants d'un meilleur positionnement du Liban au niveau de la concurrence régionale.

Un secteur de plus en plus privilégié
Malgré ses nombreuses défaillances, l'industrie  agroalimentaire fait toutefois l'objet, depuis un certain temps, d'une attention de plus grande ampleur. C'est en substance ce qu'ont déclaré hier les participants à la conférence, organisée dans le cadre de cette journée. Le président de l'Association des industriels, Fadi Abboud, a ainsi indiqué que l'industrie agroalimentaire, qui attire aujourd'hui le plus grand nombre d'investissements, constitue désormais la pierre angulaire du secteur industriel. Le représentant de l'Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Unido) au Liban, Khaled el-Makdoud, a, quant à lui, insisté sur l'importance attachée à ce secteur, énumérant trois projets financés à l'heure actuelle par l'organisation, portant sur la sécurité alimentaire, le soutien des compagnies affectées par la guerre ainsi que le développement des exportations à l'étranger.
De son côté, le président de l'Autorité de développement des investissements au Liban (IDAL), Nabil Itani, a rappelé le fait que l'industrie agroalimentaire figure parmi les six secteurs où les investisseurs bénéficient d'exemptions fiscales ainsi que d'autres formes d'incitations de la part de l'Autorité. Enfin, le directeur du programme de qualité au sein du ministère de l'Économie et du Commerce, Ali Berro, a souligné l'intérêt que porte l'État pour cette industrie à fort potentiel de croissance, mettant l'accent sur la coordination et la complémentarité au niveau de l'action entre le secteur privé et le secteur public ainsi que sur le rôle de l'État au niveau des projets financés par l'Union européenne, la Suisse et les organisations internationales.
En marge du Salon Horeca, qui se tient depuis lundi au BIEL, une journée dédiée à l'industrie agroalimentaire a été organisée hier, dans le but de faire le point sur un secteur qui se développe depuis des années, et d'exposer aux industriels les défis à relever ainsi que les moyens susceptibles de contribuer à l'essor de cette industrie à l'avenir. « Le secteur agroalimentaire, qui compte aujourd'hui plusieurs milliers d'usines et emploie près de 20 % de la main-d'œuvre locale, connaît depuis plusieurs années une croissance moyenne de 5 à 10 % par an. Il représente, par ailleurs, un des piliers de la production locale et contribue à hauteur d'environ 600 millions de dollars aux...
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