de Tony Gilroy
Avec Julia Roberts et Clive Owen.
Ce n'est pas un film d'espionnage dans le sens commun du terme, encore moins un film d'action dans le sens répandu du terme, ni même un film d'amour dans le sens troublant du terme. Si on veut qualifier Duplicity, on ne peut lire ce film qu'à partir de certains éléments qui le composent. Un très bon casting : Julia Roberts et Clive Owen réunis de nouveau à l'écran après le Closer de Mike Nichols et avec, en arrière-plan, deux grands seconds rôles, Paul Giamatti et Tom Wilkinson. Une mise en scène assez classy (mais dont on finit par se lasser) et un scénario teinté d'humour (mais qui finit par faire couler l'action). Car c'est un fait : d'agent double en effets miroirs, le spectateur se noie dans cette action verbeuse, compliquée, sans réels rebondissements.
L'officier de la CIA Claire Stenwick et l'agent des services secrets britanniques Ray Koval ont quitté leurs fonctions gouvernementales pour le monde bien plus lucratif des affaires où une véritable guerre froide sévit entre deux multinationales. Leur mission ? Obtenir le premier la formule d'un produit qui rapportera une fortune à son entreprise mère.
Pour leurs employeurs - le titan des affaires Howard Tully et l'arrogant chef d'entreprise Dick Garsik -, rien n'est hors limite. À mesure que le mystère s'épaissit et que les coups deviennent de plus en plus sournois, le secret le plus complexe à élucider s'avère être l'attraction grandissante entre les deux espions.
D'abord scénariste pour des productions telles que Armageddon et Extreme Measures, Tony Gilroy se fait remarquer lors de son passage derrière la caméra avec Michael Clayton. Son univers dans Duplicity est comparable à celui de Steven Soderbergh et, plus particulièrement, à la série des Ocean. Le ton est à la farce depuis la scène du générique. Dommage que ce soit un tel cafouillis et que Giamatti et Wilkinson n'aient que des rôles aussi vides, et que Clive Owen ne soit réduit à avoir que les mêmes expressions.
EMPIRE SODECO/
GALAXY, KASLIK


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