Sandy Woodrow, Sir Bernard Pellegrin et les autres membres du Haut-commissariat britannique s'imaginent que l'époux de Tessa, leur discret et modeste collègue, Justin Quayle, ne cherchera pas à prendre l'affaire en main. C'est bien mal le connaître... The Constant Gardener n'est autre que l'adaptation cinématographique de La Constance du jardinier, un roman signé John Le Carré et publié à la fin de l'année 2000. C'est La Cité de Dieu, véritable succès à travers le monde en 2003, qui poussa le producteur Simon Channing Williams à faire appel à un réalisateur audacieux, Fernando Meirelles, qui avait réussi à mettre en scène une histoire forte sur une région du monde le plus souvent oubliée.
D'après le réalisateur Fernando Meirelles, « le fait que je pouvais m'en prendre à un pan de l'industrie pharmaceutique n'est que l'une des trois raisons qui m'ont donné envie de mettre en scène The Constant Gardener. Il y avait aussi l'opportunité - ou plutôt la décision - de tourner au Kenya. Enfin, et surtout, il s'agit d'une histoire d'amour profondément originale : un homme épouse une femme plus jeune que lui, et ce n'est qu'après sa mort qu'il tombe vraiment amoureux d'elle et part à sa recherche. C'est une magnifique histoire, et un peu existentielle aussi. » Le personnage de Tessa Quayle s'inspire de la réalité. John Le Carré a dédicacé La Constance du jardinier à Yvette Pierpaoli, militante passionnée et bénévole infatigable. En 1999, Yvette Pierpaoli est tuée, à l'âge de 60 ans, ainsi que deux autres travailleurs bénévoles et leur chauffeur dans un accident de voiture en Albanie. À l'époque, Yvette travaille pour Refugees International, activité qui s'inscrit dans le cadre de son engagement de toujours auprès des autres. C'est à l'âge de 19 ans qu'elle s'oriente dans cette voie, quittant la France - son pays natal - pour Phnom Penh. C'est là que Le Carré fait sa connaissance, au milieu des années 70. Un thriller poignant et glaçant, à ne pas rater. Jeudi sur MBC 2 à 23:00.

