Convaincue par les récentes défaites successives (Serbie puis Autriche) condamnant quasiment la sélection dans la course à la qualification pour le Mondial 2010 (5e du groupe 7 à 8 points de la Serbie, et 6 de la France), la fédération roumaine a finalement opté pour la séparation avec Piturca, un divorce qu'elle espère à l'amiable.
« On va discuter avec M. Piturca pour parvenir à une séparation à l'amiable, considérant que les chances de qualification sont nulles », a déclaré pour sa part le président de la FRF, Mircea Sandu, précisant que sera proposée « la somme de 250 000 euros, une somme raisonnable pour le travail effectué ».
Reste à savoir si Piturca, blessé par le manque de reconnaissance et réputé assez pingre, se contentera de cette somme, lui qui peut exiger 600 000 euros selon les termes d'un contrat valable jusqu'à la conclusion des qualifications.
N'avait-il pas lui-même rappelé qu'il n'a jamais touché l'argent dû lorsqu'il avait été remercié lors de son premier passage à ce poste, alors qu'il avait qualifié la Roumanie pour l'Euro 2000 ?
En attendant, la FRF s'est fixé jusqu'au 10 mai pour trouver un successeur, écartant le recours à un entraîneur étranger par manque de moyens financiers et « parce qu'il lui faudrait beaucoup de temps pour s'acclimater au football roumain ».
Si la FRF refuse de dévoiler des noms, la presse locale a établi depuis longtemps une liste, puisqu'un départ de Piturca était évoqué dès l'élimination au premier tour de l'Euro 2008, puis l'humiliation à domicile face à la Lituanie (0-3) et même avant le match nul contre la France (2-2) en qualification pour le Mondial 2010.
Le nom de Hagi, qui fait encore vibrer les cœurs en Roumanie, tient le haut du pavé, même si sa première expérience à ce poste fut brève et peu concluante en 2001, tout comme ses passages en clubs.
La semaine dernière, le « Maradona des Carpates » s'était déclaré intéressé, affirmant même avoir « un plan, une stratégie claire basée sur des hommes compétents ».
« Il le mérite », a estimé jeudi Dan Petrescu, son partenaire des glorieuses années 90, lui-même cité parmi les candidats sur la base de sa réputation et de sa réussite à la tête du petit club d'Urziceni dans le championnat local.
Mircea Lucescu et Laszlo Boloni, anciens sélectionneurs de la Roumanie, présentent tous deux une belle carte de visite, mais sont actuellement liés respectivement au Shakhtior Donetsk et au Standart de Liège.
Ioan Andone, Cosmin Olariu et Razvan Lucescu viennent compléter la liste.
L'heureux élu sera à l'ouvrage dès le 6 juin par un déplacement en Lituanie, puis aura trois mois pour préparer la visite en France. Avec l'objectif de redorer le blason roumain et préparer l'Euro 2012.


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