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Moyen Orient et Monde

Bagdad arrête des dizaines de miliciens des « sahwas »

Le gouvernement irakien a arrêté des dizaines d'anciens insurgés sunnites reconvertis dans la lutte contre el-Qaëda, signe que le temps de l'immunité offerte par les Américains était fini et que ces miliciens devraient désormais rendre des comptes à l'État. Au total à Bagdad, quarante miliciens des groupes sahwas ont été arrêtés ces dix derniers jours, selon les forces américaines et irakiennes. Quinze ont été relâchés depuis. Mohammad al-Gartani, un chef des sahwas, a déclaré : « Nous sommes inquiets pour l'avenir (...) et nous ne savons pas où aller, car les forces américaines et irakiennes nous traquent et el-Qaëda nous vise. » Hier, l'armée US a annoncé avoir tué un homme et blessé deux autres qui plaçaient une bombe près de Taji, au nord de Bagdad. Selon le commandement américain, les hommes, qui étaient armés, « appartiendraient aux "Fils d'Irak" », le nom donné aux sahwas par les Américains. Cette vague d'arrestations intervient au moment où le gouvernement, à majorité chiite, vient de s'assurer le contrôle opérationnel et financier des 92 000 miliciens sunnites des sahwas. Le gouvernement entend leur faire comprendre qu'ils ne bénéficient plus de l'immunité offerte par les forces américaines pour les retourner contre leurs anciens compagnons d'armes. Le Premier ministre, Nouri al-Maliki, a ainsi clairement rappelé aux miliciens qu'ils devaient agir sous le contrôle de l'État et que toute violation de la loi serait punie. Financés dans un premier temps par l'armée US, les sahwas avaient fortement contribué à la baisse des violences en Irak.
Le gouvernement irakien a arrêté des dizaines d'anciens insurgés sunnites reconvertis dans la lutte contre el-Qaëda, signe que le temps de l'immunité offerte par les Américains était fini et que ces miliciens devraient désormais rendre des comptes à l'État. Au total à Bagdad, quarante miliciens des groupes sahwas ont été arrêtés ces dix derniers jours, selon les forces américaines et irakiennes. Quinze ont été relâchés depuis. Mohammad al-Gartani, un chef des sahwas, a déclaré : « Nous sommes inquiets pour l'avenir (...) et nous ne savons pas où aller, car les forces américaines et irakiennes nous traquent et el-Qaëda nous vise. » Hier,...
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