Dans la métropole australienne, l'extinction des feux a débuté à 09h30 GMT, et l'opéra et le pont enjambant la baie ont arrêté de scintiller. L'opération se déroulait dans chaque pays de 20h30 à 21h30 (heure locale), samedi soir, à l'initiative du Fonds mondial pour la nature (WWF).
À 20h30 (0H30 GMT) à New York, des bâtiments célèbres et parmi les plus éclairés du monde ont plongé dans l'obscurité. Outre les gratte-ciel comme l'Empire State ou le Chrysler, les ponts de Brooklyn ou de Manhattan se sont éteints durant une heure, ainsi que les enseignes géantes de Times Square, notamment celles de Coca-Cola, de la banque Chase ou de la Bourse électronique Nasdaq. Même le bâtiment des Nations unies s'est associé à l'opération.
En Espagne, la fameuse Puerta de Alcala, le palais royal et l'Assemblée des députés à Madrid étaient sans lumières, comme la cathédrale de la Sagrada Familia à Barcelone (Catalogne, Nord-Est), le palais de l'Alhambra de Grenade ou la Giralda, le clocher de la cathédrale de Séville (Andalousie, Sud).
À Paris, la tour Eiffel en tête, des centaines de monuments et bâtiments publics ou privés - des plus prestigieux, comme le Louvre, Notre-Dame, l'arc de triomphe, l'Hôtel de ville, aux ponts sur la Seine ou à de simples fontaines - ont été plongés dans le noir. Plus de 200 villes étaient mobilisées en France. En Grèce, environ 200000 personnes et 470 municipalités devaient aussi s'associer au mouvement, du jamais-vu dans un pays à la très faible conscience écologique, selon la section grecque du WWF. En Belgique, le célèbre Lion de Waterloo, les bâtiments des institutions européennes à Bruxelles, les façades de la Grand-Place de la capitale et l'ensemble du réseau autoroutier ont été éteints.
En Égypte, le ministre de l'Environnement comptait sur l'appui des 80 millions d'habitants du pays pour «convaincre les puissances mondiales (...) de réduire les émissions de leurs projets industriels ».
Aux Émirats arabes unis, premiers consommateurs d'énergie au monde par habitant, le palace 7 étoiles Burj el-Arab est l'un des nombreux établissements qui devait mettre en veilleuse ses éclairages luxueux pendant 60 minutes.
L'année 2009 est décisive pour le climat. En décembre, la communauté internationale se réunira à Copenhague pour tenter de prolonger le protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de CO2, qui expire en 2012. Les plus sceptiques ont toutefois dénoncé une opération largement symbolique. Pour le scientifique danois Björn Lomborg, directeur du centre de réflexion Consensus Center à Copenhague, l'usage de bougies pendant une heure produirait même davantage d'émissions de gaz carbonique que des lumières électriques.
En 2008, quelque 50 millions de personnes dans plus de 370 villes de 35 pays avaient répondu présent, selon les organisateurs. Le mouvement devait se propager cette année à 3929 villes, villages et localités de près de 90 pays. Parmi les nouveaux, l'Afrique du Sud, où la montagne de la Table, au Cap, devait être notamment plongée dans le noir, comme 1 500 bâtiments de Hong Kong, réputé pour sa baie scintillante. Des alpinistes avaient prévu de hisser le drapeau de la campagne «Une heure pour la planète» au sommet de l'Everest, à plus de 8000 mètres.


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