Rechercher
Rechercher

Nos lecteurs ont la parole

Baroud d’honneur

Par Jean-Claude BOULOS
Le 19 août dernier, j'avais écrit une lettre au nouveau ministre de l'Intérieur Ziyad Baroud parue dans L'Orient-Le Jour sous le titre sous le titre « Gendarmerie ». Je demandais dans cette lettre au ministre de rouvrir la route qui va de Jisr el-Bacha jusqu'à Dora, Achrafieh et pratiquement le Liban-Nord. La maréchaussée avait fermé cette voie simplement parce qu'elle passait devant un poste de gendarmerie, ce qui provoquait des embouteillages terribles à Jisr el-Bacha. Je terminais ma lettre par ces mots : « Merci de me lire. Et surtout, merci d'agir. »
Le lendemain au soir, je reçois un coup de fil, « numéro inconnu », et une voix me dit : « M. Boulos, c'est Ziyad Baroud. J'ai pris 5 secondes pour me rendre compte que le ministre m'appelait en personne.
- Monsieur le ministre, dis-je, bonsoir
- Non seulement je vous ai lu, mais je vais agir et je vous promets que cette route rouvrira très bientôt.
- Merci Monsieur le ministre.
- C'est moi qui vous remercie. Mais il ne s'agit pas seulement de la gendarmerie ; il y a d'autres considération aussi. Toutefois, c'est promis. Je vais agir.
Je m'étais fait l'écho de ce coup de fil auprès de tous mes amis qui m'avaient félicité pour mon action.
Et l'on a attendu, attendu...
J'avais fini par désespérer de voir rouverte cette route que je prenais tous les jours.
J'ai rencontré M. Baroud au déjeuner des Récompenses de Pikasso. Nous étions voisins à la table d'honneur et il me dit à brûle-pourpoint : « Je ne vous ai pas oublié, mais il y a des problèmes multiples de sécurité qui doivent être résolus. Mais ce que je vous ai promis je le tiendrai. »
Un mois plus tard, samedi dernier, un coup de téléphone, numéro inconnu, sur mon cellulaire.
- M. Boulos, j'ai tardé à vous répondre, mais ce que je vous ai promis va se réaliser.
Me rendant compte, grâce au timbre de voix très particulier, que c'était le ministre qui m'appelait, je dis : « Ah la route va ouvrir ?
- Oui, me répond-il, demain dimanche.
- Formidable! Vraiment vous nous faites honneur de poursuivre ainsi les plus petits détails de la vie quotidienne.
J'ai voulu vérifier que la route était vraiment ouverte en rentrant chez moi hier soir. Elle l'était. Nous l'avons empruntée avec fierté. Il reste des chicanes, mais qu'importe : elle est ouverte et va faciliter la vie de milliers de Libanais.
Voilà un ministre dont peut être fier. D'autant plus que c'est un ministre qui présente des excuses au public quand il se trompe, comme lors de la journée des embouteillages. Je ne peux que lui rendre hommage pour sa franchise, sa ténacité, sa parole tenue.
À Ziyad Baroud, j'ai tenu non seulement à rendre un baroud d'honneur, mais à lui dédier un baroud de l'honneur.
Merci, Monsieur le Ministre.
Le 19 août dernier, j'avais écrit une lettre au nouveau ministre de l'Intérieur Ziyad Baroud parue dans L'Orient-Le Jour sous le titre sous le titre « Gendarmerie ». Je demandais dans cette lettre au ministre de rouvrir la route qui va de Jisr el-Bacha jusqu'à Dora, Achrafieh et pratiquement le Liban-Nord. La maréchaussée avait fermé cette voie simplement parce qu'elle passait devant un poste de gendarmerie, ce qui provoquait des embouteillages terribles à Jisr el-Bacha. Je terminais ma lettre par ces mots : « Merci de me lire. Et surtout, merci d'agir. »Le lendemain au soir, je reçois un coup de fil, « numéro inconnu », et une voix me dit : « M. Boulos, c'est Ziyad Baroud. J'ai pris 5...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut