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Cinema- - Notre Sélection

Entre fiction et réel

À l'affiche « Les plages d'Agnès » le film d'Agnès Varda, donne le coup d'envoi au festival « Écrans du Réel » au cinéma Metropolis (Sofil). Parallèlement, « Crossing over », inspiré du quotidien américain illustre  le fil infime et imperceptible qui sépare la réalité de la fiction au cinéma.
Crossing Over
de Wayne Ktamer


Avec Harrison Ford et Ashley Judd.
Des destins qui s'entrecroisent et qui s'enchevêtrent dans ce film où Harrison Ford y campe le rôle d'agent fédéral chargé de traquer les immigrés sans papiers. La ville de L.A est dépeinte comme cette mosaïque  de peuples où iraniens, chinois, indiens, mexicains et autres déshérités  de la terre essayent de se trouver un coin de paix sous le soleil de  cette admirable Amérique. Mais tout n'est pas toujours facile pour se trouver une « green card », pour être naturalisé ou pour être accepté par l'Oncle Sam. Parfois, il faudra se vendre, se prostituer ou renier ses croyances. Le sujet est certainement très bon et d'actualité car il évoque également le thème de la famille et  des racines. Que cherchent-ils  tous  en s'expatriant ? A renier leur identité ? A en adopter une nouvelle ? Le cinéaste a voulu dépeindre ce choc des cultures  mais il n'a pas réussi comme Babel ou Crash qui parlent tout comme ce film de destins qui se croisent. Seuls les personnages de Harrison Ford qui joue là un bon rôle différent de ses précédents ainsi que son compagnon Cliff Curtis sont intéressants et crédibles. Mais le film manque de  consistance et le sujet demeure faiblement traité. 

Planète zouk/abraj, CINEMACITY,
EMPIRE dunes


Les plages d'Agnès
d'Agnès Varda


C'est par ce très beau documentaire de vie que s'ouvre le 1er avril le festival Ecrans du Réel au cinéma Metropolis (Sofil). Si on ouvrait les personnes on y trouverait des paysages. Quant à moi on trouverait des plages. C'est par cette phrase si poétique qu'Agnès Varda commence son documentaire.
De la mer du Nord aux plages du Los Angeles, en passant par celle de Sète, Agnès Varda refait dans cette œuvre intimiste mais pudique le découpage de sa vie  à reculons. En mots et en images comme elle sait bien les tisser avec sa voix modulée de conteuse elle narre cette belle aventure du cinéma (qui commencera par la photographie), de l'amour et de la vie. « J'aime bien traîner aux puces. Chiner ou parler, flâner ou filmer ou trouver des trucs », dit Varda) et son œuvre s'apparente tantôt à des flâneries rêveuses où elle narre ses amours, ses parents, ses amis et son travail et  tantôt à des puces où elle retrouve des anciennes images du passé et des objets qui ont des histoires. Cette photographe qui a rejoint le cinéma de la Nouvelle Vague, a en elle des vagues qui déferlent par à coups et qui se cassent sur le rivage en y laissant une écume blanche et vaporeuse. « Les souvenirs sont des mouches qui virevoltent, des bouts de mémoire en désordre. » Comme un puzzle où les morceaux petit à petit s'assemblent, s'attirent laissant parfois des creux longtemps avant de devenir une plaque homogène et entière, l'œuvre est une déferlante d'images, de sobns, de musique et de peinture, tout ce qui a habité la Varda. La cinéaste aime les puzzles, les collages, mélange les différentes façons de filmer, le passé au présent, le noir et blanc aux couleurs, la fiction au documentaire, Jim Morrisson à Jacques Demy, Jean Vilar à Jean-Luc-Godard. Mais  c'est son amie, Jane Birkin qui qualifiera ce travail : « Même si on déballe tout, on ne dévoile pas grand-chose ». Agnès Varda, 80 balais, objets  qu'elle filmera avec  beaucoup d'humour  à la fin du film, conclut : » Il me semble que j'habite le cinéma, que c'est ma maison, que je lai toujours habitée ».     

Mercredi 1er avril
Metropolis (sofil)

Crossing Overde Wayne KtamerAvec Harrison Ford et Ashley Judd. Des destins qui s'entrecroisent et qui s'enchevêtrent dans ce film où Harrison Ford y campe le rôle d'agent fédéral chargé de traquer les immigrés sans papiers. La ville de L.A est dépeinte comme cette mosaïque  de peuples où iraniens, chinois, indiens, mexicains et autres déshérités  de la terre essayent de se trouver un coin de paix sous le soleil de  cette admirable Amérique. Mais tout n'est pas toujours facile pour se trouver une « green card », pour être naturalisé ou pour être accepté par l'Oncle Sam. Parfois, il faudra se vendre, se prostituer ou renier ses croyances. Le sujet est certainement très bon et...
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