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Économie - Transport Aérien

L’offre de privatisation du tchèque CSA intéresse quatre candidats

Quatre candidats, dont le franco-néerlandais Air France-KLM et le russe Aeroflot, ont manifesté leur intérêt pour la compagnie aérienne tchèque CSA (Czech Airlines) que le gouvernement tchèque veut privatiser à 91,5 %, a indiqué ce dernier hier.
Les autres prétendants sont le groupe d'investissement tchèque Odien Group et le groupe d'investissement tchèque Unimex Group associé à la première compagnie aérienne charter locale Travel Service, selon un communiqué du ministère tchèque des Finances.
Les analystes locaux donnent Air France-KLM et Aeroflot (représentée par sa filiale à 100 % Darofan) comme favoris, alors que la décision finale doit être prise d'ici au 30 septembre par le gouvernement.
Après plusieurs années de pertes consécutives, CSA a annoncé pour 2008 un bénéfice de 500 millions de couronnes (18,7 millions d'euros) avant impôts, avec une augmentation du nombre de passagers de 2,4 % à 5 625 459 personnes.
Ces derniers mois, la compagnie a suivi une cure d'austérité et s'est séparée de son terminal cargo à l'aéroport de Prague-Ruzyne, ainsi que de ses activités de catering.
La CSA, qui a été classée « Meilleure compagnie aérienne d'Europe centrale et de l'Est » par l'Official Airline Guide (OAG), « est aujourd'hui une société restructurée, entièrement prête à être privatisée », a récemment affirmé Radomir Lasak, le PDG.
Fondée en 1923, la CSA, qui est membre depuis 2001 de l'alliance commerciale SkyTeam (avec notamment Air France-KLM, Alitalia, Aeroflot et Delta), assure actuellement les liaisons vers 68 destinations dans 40 pays, avec une flotte de 51 avions - 19 Airbus (A310, A319, A320, A321), 20 Boeing 737 et 12 moyen-courriers ATR 42 ou ATR 72.
Prague espère obtenir de 3,5 et 5 milliards de couronnes (131 à 187 millions d'euros) de cette privatisation, qui doit être suivie par celle de Prague-Ruzyne.
Les Tchèques se sont dit prêts à exclure au terme du premier tour tout prétendant contrôlé par un État dont la politique représenterait « un risque pour la sécurité de la République tchèque ».
Selon certains analystes, cette clause pourrait jouer en défaveur de la compagnie russe, du fait des relations historiques entre les deux pays. L'appel d'offres exige également des candidats un capital à 51 % en provenance de pays de l'UE, ainsi que des garanties sur le maintien du rôle du transporteur national de CSA et de son « hub » à l'aéroport pragois.
Au second tour de l'appel d'offres, « le montant du prix offert et garanti sera l'unique critère », selon le ministère tchèque des Finances.
Aeroflot a indiqué à Moscou qu'elle formulerait son offre après avoir pris connaissance de la documentation financière de CSA.
« Les offres fermes ne sont pas attendues avant juin, après l'étude en profondeur de CSA par les candidats », a également indiqué Air France-KLM à Paris.
Après s'être fait souffler Austrian Airlines par sa rivale allemande Lufthansa, Air France-KLM tente à nouveau d'étendre sa toile en Europe de l'Est, son point faible, alors que le réseau de CSA « présente une bonne complémentarité avec celui d'Air France-KLM », selon le groupe franco-néerlandais.
La semaine dernière, le vice-ministre tchèque en charge des privatisations Ivan Fuksa avait appelé de ses vœux la candidature de Singapore Airlines (SIA), qui n'a finalement pas déposé de dossier.
Quatre candidats, dont le franco-néerlandais Air France-KLM et le russe Aeroflot, ont manifesté leur intérêt pour la compagnie aérienne tchèque CSA (Czech Airlines) que le gouvernement tchèque veut privatiser à 91,5 %, a indiqué ce dernier hier.Les autres prétendants sont le groupe d'investissement tchèque Odien Group et le groupe d'investissement tchèque Unimex Group associé à la première compagnie aérienne charter locale Travel Service, selon un communiqué du ministère tchèque des Finances.Les analystes locaux donnent Air France-KLM et Aeroflot (représentée par sa filiale à 100 % Darofan) comme favoris, alors que la décision finale doit être prise d'ici au 30...
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