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Économie - Crise Financière

Les Bourses optimistes après le plan américain d’aide aux banques

Le Trésor US dévoile son plan de rachat des actifs invendables des banques.
Les Bourses mondiales ont accueilli avec optimisme hier l'annonce par le secrétaire au Trésor américain, Tim Geithner, d'un plan pouvant aller jusqu'à 1 000 milliards de dollars pour débarrasser les banques de leurs actifs douteux.
Washington a mis au point un nouveau « programme d'investissement public-privé », qui lèvera des fonds afin de créer de toutes pièces un marché pour les actions et prêts douteux émis par les banques, a expliqué M. Geithner dans une tribune du Wall Street Journal.
Le secrétaire au Trésor a indiqué que cette tâche reviendrait à deux mécanismes associant l'État aux investisseurs privés, l'un pour les prêts, l'autre pour des titres adossés à des actifs immobiliers. Comme annoncé en février, ce Programme d'investissement public-privé (PPIP) sera alimenté par 75 à 100 milliards de dollars ponctionnés sur l'enveloppe de 700 milliards mise à la disposition du Trésor à l'automne.
Le gouvernement précédent, sous George Bush, avait déjà envisagé un plan similaire avant d'abandonner devant la complexité de sa mise en œuvre, notamment pour ce qui concerne la détermination du prix des actifs vendus.
« Le programme d'investissement public-privé fournira initialement 500 milliards de dollars avec la possibilité d'être porté à mille milliards de dollars », a souligné M. Geithner. Il a redit hier que l'économie américaine avait besoin d'un système financier fonctionnel pour pouvoir repartir, et que l'État devait lui-même se mouiller pour inciter les investisseurs à revenir sur les marchés. « Il n'y a aucun doute sur le fait que l'État prend des risques. On ne peut pas résoudre une crise financière sans que l'État assume des risques », a reconnu le secrétaire au Trésor à la presse.
Cette annonce très attendue a donné un coup de fouet à la Bourse de New York, qui évoluait en forte hausse. Les indices de la place new-yorkaise, qui attend désespérément une stabilisation du marché immobilier, profitaient par ailleurs d'un rebond des ventes de logements anciens en février aux États-Unis. Grâce aux prix très bas désormais pratiqués sur certains marchés, ces reventes ont augmenté de 5,1 % par rapport à janvier, pour atteindre 4,72 millions (en rythme annuel). Le mois précédent, elles avaient baissé de 5,3 %.
En Europe, toutes les Bourses ont clôturé largement dans le vert : Paris a terminé en hausse de 2,81 %, Francfort de 2,65 %, Londres de 2,86 % et Milan de 5,77 %. Les Bourses asiatiques avaient été les premières hier à saluer ces annonces, avant même que M. Geithner ne détaille son plan.
« C'est ce qu'il fallait pour rendre les banques financièrement solides avant la fin du trimestre », a souligné Marc Pado, de Cantor Fitzgerald. Avec ce plan, « les banques peuvent recommencer à prêter, et donc aider l'économie à repartir », a-t-il ajouté. Certains analystes étaient toutefois prudents quant à l'efficacité du plan Geithner. Selon les économistes de la Société Générale, le scandale des primes chez l'assureur AIG, renfloué par l'État, pourrait dissuader les investisseurs de miser sur ce nouveau sauvetage des banques. Un plan que d'autres jugent risqué. « La possibilité que les banques n'aient pas envie de vendre et que les investisseurs privés n'aient pas envie de participer autant que certains le voudraient, étant donné les inquiétudes autour des interventions du gouvernement », a commenté Patrick O'Hare, du site d'information
Briefing.com.
Les Bourses mondiales ont accueilli avec optimisme hier l'annonce par le secrétaire au Trésor américain, Tim Geithner, d'un plan pouvant aller jusqu'à 1 000 milliards de dollars pour débarrasser les banques de leurs actifs douteux.Washington a mis au point un nouveau « programme d'investissement public-privé », qui lèvera des fonds afin de créer de toutes pièces un marché pour les actions et prêts douteux émis par les banques, a expliqué M. Geithner dans une tribune du Wall Street Journal.Le secrétaire au Trésor a indiqué que cette tâche reviendrait à deux mécanismes associant l'État aux investisseurs privés, l'un pour les prêts, l'autre pour des titres...
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