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Nos lecteurs ont la parole

Bravo Monsieur Baroud !

Par Khalil CHÉHADÉ
Récemment, le ministre de l'Intérieur a annoncé la possibilité pour les Libanais de faire supprimer s'ils le désirent la mention de leur confession sur les registres de l'état civil, se basant sur une loi datant du mandat français énumérant 19 confessions au Liban, la 19e étant la confession « X ».
Pour commencer, il est inutile de s'attarder longtemps sur le courage de M. Baroud ni sur le travail extraordinaire qu'il a pu  accomplir au sein de son département  en si peu de temps. Ce qu'il a fait à ce jour est approuvé et apprécié par la majorité du peuple libanais. Il ne fait aussi aucun doute que le 7 juin prochain, lorsque viendra le temps des élections législatives, il aura les épaules assez larges pour diriger les opérations et en  faire les plus réussies de l'histoire de notre pays.
La décision de M. Baroud est courageuse et historique. Elle constitue un premier pas vers l'état civil et l'abolition - ou en premier lieu l'affaiblissement - du confessionnalisme au Liban et marque le début de l'instauration d'un véritable  état civil.
Supprimer sa confession des registres de l'État est important pour chacun de nous aujourd'hui. Je sais que cette décision aura toujours ses détracteurs et de fermes opposants. Pour mettre les choses au clair, supprimer la mention de sa confession des registres de l'État n'est ni une reconnaissance de l'athéisme ni une décision de supprimer Dieu de ses croyances, de son cœur ou de son esprit. Ce n'est pas non plus un acte de défiance envers les hommes de religion ou une révolte contre les institutions musulmanes et chrétiennes de notre pays. En supprimant la confession des registres de l'État, on ne déclare pas qu'on ne croit pas en Dieu, mais bien que cette croyance est une chose personnelle et qu'elle ne concerne pas l'État libanais. On ne proclame pas avoir adopté l'athéisme comme croyance, mais bien qu'on ne veut plus que notre État et que la société dans laquelle nous vivons aient un comportement dicté par la  confession de chacun. En bref, on n'annonce pas qu'on n'est pas musulman ou chrétien, mais bien qu'avant d'être chiite, sunnite, druze, maronite, grec-catholique, grec-orthodoxe, arménien-orthodoxe, arménien- catholique, russo-greco-turc quelque chose, nous sommes libanais.  Oui, nous sommes libanais avant tout.
Nous sommes à un mois du 13 avril 2009, 34e anniversaire du début de la guerre civile au Liban, cette guerre civile qui a vu les Libanais s'entre-tuer sur la seule et unique base de leur confession, cette guerre qui, justement, a vu des Libanais armés dresser des barrages pour tuer les passants appartenant à une confession différente de la leur. La décision de M. Baroud, si elle avait été prise il y a trente-quatre ans, aurait sauvé des centaines, voire des milliers de vie.
Mais après tout, mieux vaut tard que jamais...
Récemment, le ministre de l'Intérieur a annoncé la possibilité pour les Libanais de faire supprimer s'ils le désirent la mention de leur confession sur les registres de l'état civil, se basant sur une loi datant du mandat français énumérant 19 confessions au Liban, la 19e étant la confession « X ».Pour commencer, il est inutile de s'attarder longtemps sur le courage de M. Baroud ni sur le travail extraordinaire qu'il a pu  accomplir au sein de son département  en si peu de temps. Ce qu'il a fait à ce jour est approuvé et apprécié par la majorité du peuple libanais. Il ne fait aussi aucun doute que le 7 juin prochain, lorsque viendra le temps des élections législatives, il aura les...
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