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Cinema- - Entre Parenthèses

Scaramouche*

Et qui se cache derrière ce masque ? « Scaramouche », criait Stewart Granger avant de se balancer le long des rideaux de pourpre du théâtre et battre en duel le méchant Mel Ferrer. Depuis, les  beaux et sublissimes films de capes et épées ont disparu, et les hommes masqués ont changé d'allure. Exit les John Wayne, les Clark Gable, les Robin des Bois des temps modernes, ou les chevaliers avec armures luisantes. Aujourd'hui, il n'y a plus de héros mais uniquement des superhéros. Ils n'ont plus de nom ni d'entité, ils n'ont que des pseudonymes. Où sont-ils les héros d'antan avec leurs valeurs poussiéreuses qui n'ont plus lieu d'être par les temps qui courent ? Que cherchent ces sociétés en mal d'héroïsme dans la personne de ces semi-dieux qu'elles ont créés elles-mêmes ? Remplacés par des personnages au superlatif pompeux, les héros se sont endormis dans la nuit des temps.
C'est tantôt une gentille souris échappée d'une souricière et qui s'en va, capeline sur le dos, sous le nom de Mighty Mouse, sauver le monde ; un journaliste timoré aux lunettes en écaille avec de rêves d'Icare (Superman), tantôt encore un homme qui ne vénère que le noir et qui bat des ailes comme cette aveugle chauve-souris (Batman) ou enfin celui-là qui emprunta un jour son identité à dame Arachné et qui se retrouve aujourd'hui pris dans ses filets (Spiderman). Ces superhéros qui ont fait par la suite légion ne portent plus un simple masque. C'est une panoplie d'habits qu'ils revêtent. Un véritable bal masqué. Sous d'autres masques, d'autres grimages, ils peuplent le monde et prétendent le secourir.
Ce n'est que récemment, sous la caméra de Chris Nolan, que les  spectateurs ont réalisé que les héros n'incarnaient pas seulement le bien. Ils étaient le Bien et le Mal confondus. Actuellement en salle, Zack Snyder (300) revient avec cette même idée de scénario. Et si les gardiens (The Watchmen) de l'humanité n'étaient que des scélérats sous leur masque. The Dark Knight ne serait en fait qu'une « dark night » (nuit noire) pour ces personnages aux pouvoirs presque surnaturels, qui ont dû dévoiler leur visage... humain.

*Un film de George Sydney (1952). 
Et qui se cache derrière ce masque ? « Scaramouche », criait Stewart Granger avant de se balancer le long des rideaux de pourpre du théâtre et battre en duel le méchant Mel Ferrer. Depuis, les  beaux et sublissimes films de capes et épées ont disparu, et les hommes masqués ont changé d'allure. Exit les John Wayne, les Clark Gable, les Robin des Bois des temps modernes, ou les chevaliers avec armures luisantes. Aujourd'hui, il n'y a plus de héros mais uniquement des superhéros. Ils n'ont plus de nom ni d'entité, ils n'ont que des pseudonymes. Où sont-ils les héros d'antan avec leurs valeurs poussiéreuses qui n'ont plus lieu d'être par les temps qui courent ? Que cherchent ces sociétés en...
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