Bassil défend l’idée d’une privatisation partielle du secteur des télécoms
« L'État n'est pas forcément un mauvais gestionnaire », et la priorité sera donnée aux Libanais, affirme le ministre Gébran Bassil.
OLJ /
le 03 mars 2009 à 00h04
Samena, une association regroupant les principaux acteurs du secteur des télécommunications dans la région de l'Asie du Sud, du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord, a organisé hier à Beyrouth un sommet sur l'Internet haut débit sans fil. À cette occasion, le ministre Gébran Bassil a une nouvelle fois déploré le retard pris par le Liban à ce niveau en soulignant que les progrès accomplis depuis son entrée en fonctions restent en deçà de ses ambitions. Selon lui, le taux de pénétration du DSL a augmenté de 100 %, celui du cellulaire de 20 % et celui de la téléphonie fixe de 10 %. Les objectifs d'ici à fin 2009 sont une croissance de 200 % pour le DSL, de 100 % pour le cellulaire (en passant d'un taux de pénétration de 30 % à 60 %) et de 25 % pour le téléphone fixe. Mais le plus grand défi est de parvenir à un taux de pénétration du cellulaire de plus de 100 % en 2010-2011, a-t-il ajouté. Dans cette perspective, le ministre a souligné qu'une politique globale de développement du secteur, visant à offrir des services de qualité à des prix compétitifs, est en cours d'élaboration. Les grandes lignes de ce plan sont établies, mais il faut tirer les leçons de la crise économique internationale pour « éviter de grandes erreurs au niveau des orientations principales », a-t-il poursuivi. Dans le principe, le ministre s'est dit convaincu de la nécessité de privatiser les cellulaires, l'Internet haut débit et tous les autres services de télécommunications. « Mais au cours des six derniers mois, nous sommes parvenus à un constat important : l'État n'est pas forcément un mauvais gestionnaire dans le secteur des télécommunications (...) cela veut dire que l'État peut être un partenaire partiel ou à part entière, et il n'est pas permis de prévoir son échec à l'avance » a-t-il affirmé, en soulignant toutefois que cela nécessite « un développement des administrations gouvernementales et locales pour assurer une meilleure coopération avec le secteur privé ». « Une privatisation ne signifie pas nécessairement une cession totale du secteur à des étrangers », a poursuivi Bassil, en insistant sur l'importance de donner la priorité aux Libanais, locaux et expatriés, notamment à travers la création de Liban Télécoms.
Samena, une association regroupant les principaux acteurs du secteur des télécommunications dans la région de l'Asie du Sud, du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord, a organisé hier à Beyrouth un sommet sur l'Internet haut débit sans fil. À cette occasion, le ministre Gébran Bassil a une nouvelle fois déploré le retard pris par le Liban à ce niveau en soulignant que les progrès accomplis depuis son entrée en fonctions restent en deçà de ses ambitions. Selon lui, le taux de pénétration du DSL a augmenté de 100 %, celui du cellulaire de 20 % et celui de la téléphonie fixe de 10 %. Les objectifs d'ici à fin 2009 sont une croissance de 200 % pour le DSL, de 100 % pour le...
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