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Économie - Liban - Conférence

Bassil défend l’idée d’une privatisation partielle du secteur des télécoms

 « L'État n'est pas forcément un mauvais gestionnaire », et la priorité sera donnée aux Libanais, affirme le ministre Gébran Bassil.
Samena, une association regroupant les principaux acteurs du secteur des télécommunications dans la région de l'Asie du Sud, du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord, a organisé hier à Beyrouth un sommet sur l'Internet haut débit sans fil. À cette occasion, le ministre Gébran Bassil a une nouvelle fois déploré le retard pris par le Liban à ce niveau en soulignant que les progrès accomplis depuis son entrée en fonctions restent en deçà de ses ambitions. Selon lui, le taux de pénétration du DSL a augmenté de 100 %, celui du cellulaire de 20 % et celui de la téléphonie fixe de 10 %. Les objectifs d'ici à fin 2009 sont une croissance de 200 % pour le DSL, de 100 % pour le cellulaire (en passant d'un taux de pénétration de 30 % à 60 %) et de 25 % pour le téléphone fixe. Mais le plus grand défi est de parvenir à un taux de pénétration du cellulaire de plus de 100 % en 2010-2011, a-t-il ajouté.
Dans cette perspective, le ministre a souligné qu'une politique globale de développement du secteur, visant à offrir des services de qualité à des prix compétitifs, est en cours d'élaboration. Les grandes lignes de ce plan sont établies, mais il faut tirer les leçons de la crise économique internationale pour « éviter de grandes erreurs au niveau des orientations principales », a-t-il poursuivi.
Dans le principe, le ministre s'est dit convaincu de la nécessité de privatiser les cellulaires, l'Internet haut débit et tous les autres services de télécommunications. « Mais au cours des six derniers mois, nous sommes parvenus à un constat important : l'État n'est pas forcément un mauvais gestionnaire dans le secteur des télécommunications (...) cela veut dire que l'État peut être un partenaire partiel ou à part entière, et il n'est pas permis de prévoir son échec à l'avance » a-t-il affirmé, en soulignant toutefois que cela nécessite « un développement des administrations gouvernementales et locales pour assurer une meilleure coopération avec le secteur privé ».
« Une privatisation ne signifie pas nécessairement une cession totale du secteur à des étrangers », a poursuivi Bassil, en insistant sur l'importance de donner la priorité aux Libanais, locaux et expatriés, notamment à travers la création de Liban Télécoms.
Samena, une association regroupant les principaux acteurs du secteur des télécommunications dans la région de l'Asie du Sud, du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord, a organisé hier à Beyrouth un sommet sur l'Internet haut débit sans fil. À cette occasion, le ministre Gébran Bassil a une nouvelle fois déploré le retard pris par le Liban à ce niveau en soulignant que les progrès accomplis depuis son entrée en fonctions restent en deçà de ses ambitions. Selon lui, le taux de pénétration du DSL a augmenté de 100 %, celui du cellulaire de 20 % et celui de la téléphonie fixe de 10 %. Les objectifs d'ici à fin 2009 sont une croissance de 200 % pour le DSL, de 100 % pour le...
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