L'Union des banques arabes et la commission de contrôle bancaire ont organisé hier un atelier de travail sur le thème des applications opérationnelles du deuxième fondement de l'accord de Bâle II.
Dans son intervention, le Dr Amine Awad, membre de la commission de contrôle bancaire, a abordé entre autres les causes de la crise financière actuelle. Il a ramené cette crise à la faiblesse de la mise en œuvre des principes de la gestion saine des risques, le rôle grandissant mais mal organisé des agences de notation, la politique des récompenses des cadres et l'incapacité des organes de surveillance et d'audit bancaires à accompagner et comprendre les produits dérivés.
Il a estimé par ailleurs que l'étape que traverse le monde est celle d'un changement radical dans le système financier mondial. « C'est celle de la réduction de l'effet de levier », a-t-il encore dit. Le Dr Awad a souligné aussi que le manque de confiance dans les marchés financiers crée un état de fluctuation et de grandes pressions sur les liquidités. Il a recommandé une révision des conseils d'administration des banques de leur politique de suivi des opérations bancaires et de leur politique de récompense des cadres.
Tabourian à la recherche d'une solution aux employés de Kadisha
Le ministre de l'Énergie et de l'Eau, Alain Tabourian, a demandé aux employés et ouvriers de l'Électricité de Kadisha un délai de dix jours « pour trouver une solution à leur problème juste ». Il a estimé inconcevable que des employés qui sont en service depuis dix ans ou même vingt ans ne soient pas encore cadrés. Le ministre a affirmé qu'il trouvera une solution dans l'intérêt des employés, qui leur permettra de bénéficier de la couverture d'assurance de la CNSS. Les employés et les ouvriers de l'Électricité de Kadisha sont en grève depuis une dizaine de jours, rappelle-t-on.
Nouveaux transferts des Télécoms au Trésor
Le ministère des Télécoms a transféré au Trésor la somme de 75 millions de dollars et 60 milliards de livres. Cette somme a été versée au Trésor sans compter les investissements qu'effectue le ministère pour l'élargissement du réseau de téléphonie mobile afin d'augmenter sa capacité de 800 000 nouvelles lignes.
La CGTL dénonce la politique fiscale du gouvernement
Dans un communiqué publié hier, la CGTL a dénoncé la « politique fiscale du gouvernement ». En particulier, la centrale syndicale a réclamé la fixation de la taxe sur l'essence à 5 000 livres par bidon, contre environ 9 500 livres actuellement, et l'exonération des produits pétroliers de la TVA. Globalement, la CGTL a déploré la tendance à augmenter les taxes indirectes, au lieu de privilégier les taxes directes, en réclamant la mise en place d'un impôt progressif sur le revenu et sur les bénéfices.
Plus de 10 milliards de dollars de contrats signés entre l'Allemagne et la Chine
Des entreprises allemandes ont remporté hier des contrats d'une valeur totale de « plus de 10 milliards de dollars » auprès de groupes chinois, a annoncé à Berlin le ministre du Commerce chinois Chen Deming. Trente-six commandes au total ont été signées, au bénéfice, en particulier, des groupes automobiles Audi, BMW, Daimler ou encore Volkswagen. La manne est bienvenue alors que le secteur est en pleine crise. L'Allemagne est la première étape d'une tournée européenne réalisée par une délégation de quelque 200 sociétés chinoises, qui doit passer par la Suisse, l'Espagne et la Grande-Bretagne. Ces entreprises ont prévu de dépenser au total 11 milliards d'euros, a indiqué un porte-parole du Comité allemand pour l'Asie-Pacifique (APA). Il semble donc d'ores et déjà que les entreprises allemandes seront les principales bénéficiaires.
La BCE devrait baisser son taux en mars
La BCE devrait baisser en mars, de 50 points de base, son principal taux directeur, déjà à un plus bas historique de 2 %, ce qui l'amènerait à 1,5 %, a laissé entendre hier Miguel Angel Ordoez, membre de l'instance dirigeante de la BCE. En marge d'une intervention au Parlement espagnol sur les attentes des opérateurs du marché, qui misent sur une baisse de 50 points, le gouverneur de la Banque d'Espagne a répondu : « Vous savez que nous ne nous engageons à rien par avance, mais généralement, nous ne prenons pas le marché par surprise. » M. Ordoez a par ailleurs déclaré qu'il n'était pas favorable à ce que le taux descende à zéro, car cela créerait, selon lui, des problèmes de stabilité pour certaines institutions financières.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef