Le secteur de la microfinance au Liban, initié durant la guerre civile par le biais de programmes caritatifs, a réellement pris son essor dans la seconde moitié des années 90. Le développement du secteur est cependant resté limité avec aujourd’hui une douzaine d’institutions qui, bien que couvrant l’ensemble du territoire, touchent quelque 20 000 emprunteurs seulement. Deux institutions, al-Majmoua et Ameen, se détachent nettement des autres en termes de portée et de volume avec un portefeuille combiné de près de 13 millions de dollars.
En l’absence d’association professionnelle et de cadre légal réglementant la profession, des données chiffrées et des statistiques précises sur ce secteur encore à défricher restent fragmentaires.
On note depuis quelques années un intérêt croissant de la part des banques commerciales pour le secteur de la petite, voire de la microentreprise. De nombreuses banques atteignent ce segment au travers de partenariats originaux conclus avec des institutions de microfinance, ces dernières apportant leur savoir-faire et leur expérience de terrain. Ce mouvement est encouragé par la Banque du Liban, qui a autorisé les banques, par une circulaire en 2004, à déduire de leurs réserves obligatoires les actifs alloués à ce type de crédit.
L’activité de microfinance au Liban n’est pas dotée d’un cadre juridique, le seul cadre existant étant celui qui régit les activités du secteur bancaire. Cependant, les ONG en tant qu’associations doivent être enregistrées au ministère de l’Intérieur.
Le secteur de la microfinance au Liban, initié durant la guerre civile par le biais de programmes caritatifs, a réellement pris son essor dans la seconde moitié des années 90. Le développement du secteur est cependant resté limité avec aujourd’hui une douzaine d’institutions qui, bien que couvrant l’ensemble du territoire, touchent quelque 20 000 emprunteurs seulement. Deux institutions, al-Majmoua et Ameen, se détachent nettement des autres en termes de portée et de volume avec un portefeuille combiné de près de 13 millions de dollars.
En l’absence d’association professionnelle et de cadre légal réglementant la profession, des données chiffrées et des statistiques précises sur ce secteur encore à défricher restent fragmentaires.
On note depuis quelques années un intérêt croissant de la part des banques...
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