Un pan entier de l’Administration américaine qui érige en système le concept de tortionnaires partouzeurs de
prisonniers, des soldats complètement fêlés qui organisent un bizutage scabreux pour les humilier, la pacification de l’Irak à la sauce Buffalo Bush a visiblement atteint sa vitesse de croisière.
Fallait bien pourtant trouver un dérivatif aux spadassins du Midwest après leur débâcle à Falloujah où, toute honte bue, ils ont été contraints de ramener les gougnafiers moustachus du Baas. Allez George, encore un petit effort, et l’on
retrouvera Saddam Hussein, rasé de près, tétant un havane dans l’un de ses palais.
Mais le scandale d’Abou Ghraib est suffisamment
dramatique pour qu’en plus on en vienne à subir le couplet réchauffé de l’indignation des barons arabes. À croire que les geôliers du coin vouvoient leurs prisonniers et leur
offrent des fleurs sur fond de musique classique dans leurs taules Art déco.
C’est d’ailleurs, comme d’habitude, aux chefs libanais que revient incontestablement la palme des meilleurs
faux-derches : quinze années de guerre, de prises d’otages, de massacres collectifs dans la joie et l’allégresse de
libérations bidon saisonnières… Sous prétexte qu’elle est
infidèle, c’est fou ce que la mémoire peut être indulgente.
Cela ne justifie pas bien sûr les galipettes américaines en Irak, et encore moins les gesticulations du Microcéphale de la Maison-Blanche pour maintenir son Rumsteck saignant à la Défense. Un Donald précieux qui avait eu pourtant
l’occasion d’exercer ses talents auprès de Papa Bush, avant de devenir lui-même papy stratège en Afghanistan. Mais tourner champion du toucher rectal à Abou Ghraib ne le rend pas plus comestible.
On s’excuse de le dire… sans prendre de gants.
Gaby NASR
Un pan entier de l’Administration américaine qui érige en système le concept de tortionnaires partouzeurs de
prisonniers, des soldats complètement fêlés qui organisent un bizutage scabreux pour les humilier, la pacification de l’Irak à la sauce Buffalo Bush a visiblement atteint sa vitesse de croisière.
Fallait bien pourtant trouver un dérivatif aux spadassins du Midwest après leur débâcle à Falloujah où, toute honte bue, ils ont été contraints de ramener les gougnafiers moustachus du Baas. Allez George, encore un petit effort, et l’on
retrouvera Saddam Hussein, rasé de près, tétant un havane dans l’un de ses palais.
Mais le scandale d’Abou Ghraib est suffisamment
dramatique pour qu’en plus on en vienne à subir le couplet réchauffé de l’indignation des barons arabes. À croire que les geôliers...
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