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Actualités - Chronologie

SCÈNE MUSICALE Les Andalousian Sisters: prenez quatre sœurs et... envoyez la musique! (photo)

Il suffit d’envoyer la musique, n’importe quelle musique, orientale, occidentale, classique ou pop, pour que Carla, Carine, Jenny et Pierrette se mettent à chanter. En chœur. Découvertes sur la scène du Mzaar Festival, lors du concert de la fête de La Vierge, le 14 août, les Andalousian Sisters (leur nom de scène) sont quatre sœurs de 24, 22 et 19 ans (les deux dernières sont jumelles). Libanaises à cent pour cent, mais férues de rythmes andalous – dont elles assaisonnent les reprises de standards de la chanson arabe, française et anglaise, qu’elles interprètent –, elles ont la musique et le chant dans le sang. Bercées par les mélodies de leur père, chanteur-musicien de café-concert, elles ont grandi en chantant, comme dirait Sardou. Et se sont habituées, très jeunes, à la scène, où elles accompagnaient, chacune à tour de rôle, leur géniteur, lorsqu’il animait un dîner-dansant, une fête ou une cérémonie de mariage... Enfants de la balle Enfants de la balle, elles ont chacune cultivé leurs dons. L’aînée, Carla, est titulaire d’un diplôme en chant oriental couplé d’une maîtrise en musicologie de l’Usek. Elle est également instrumentiste de oud. Elle a obtenu, en 2002, le prix Wadih as-Safi de la chanson orientale et s’est produite, en juillet dernier, accompagnée de l’Orchestre symphonique jordanien, au Festival de Jarash, où elle a interprété des reprises de Feyrouz et de Abdel-Wahab. La cadette, Carine, étudie à l’Usek le chant classique et le piano. Et lorsqu’elle chante de sa belle voix grave Padam ou Sous le ciel de Paris d’Édith Piaf, on comprend qu’elle ait décroché le prix de la meilleure chanson française au concours organisé, en novembre 2003, par EMW (European Music World). «J’étudie, certes, le chant opératique. J’ai fait partie du chœur de l’Usek qui s’est produit à Rome, à l’occasion de la béatification de sainte Rafka, mais cela n’empêche pas que j’aime aussi l’oriental, la variété et la musique pop...», dit-elle. Quant aux jumelles, elles peaufinent chacune leur voix en s’accompagnant, elles-mêmes, de la guitare pour Jenny et du violon ou des percussions (c’est selon le morceau et l’humeur!) pour Pierrette. «Nous sommes toutes percussionnistes», souligne Carine, porte-parole du groupe, une pétillante brunette, «la plus extravertie», qui joue d’ailleurs les animatrices en concert. Des petites scènes où elles se produisaient jusque-là, les Andalousian Sisters rêvent de passer à la vitesse supérieure. Découvertes par un jeune dénicheur de talents, Fadi Abi-Saad, qui a décidé de les réunir en un band, elles sont en train d’enregistrer, avec la maison de production Huitième Art Entertainment, leur premier CD. «Il s’agit d’un bouquet de douze chansons orientales et occidentales remixées à la sauce andalouse, indique Carine. Il comprendra un medley de world music, deux chansons de Piaf, des airs de Feyrouz et d’autres de Karem Mahmoud. Notre répertoire actuel en somme». Elles seront accompagnées de 28 musiciens qui brasseront les instruments orientaux et occidentaux, à l’instar du qanun et du piano, du bouzouki et du «cajôn», de l’accordéon, des percussions et du oud... En attendant que leur CD soit dans les bacs des disquaires, les quatre spice girls à la libanaise se consacrent à leurs répétitions quotidiennes, «nos timbres de voix s’accordent parfaitement», peaufinent leur look, «la petite robe noire classique avec juste un volant ou des godets pour donner une note andalouse», et espèrent en des lendemains qui...chantent. Z.Z.
Il suffit d’envoyer la musique, n’importe quelle musique, orientale, occidentale, classique ou pop, pour que Carla, Carine, Jenny et Pierrette se mettent à chanter. En chœur.
Découvertes sur la scène du Mzaar Festival, lors du concert de la fête de La Vierge, le 14 août, les Andalousian Sisters (leur nom de scène) sont quatre sœurs de 24, 22 et 19 ans (les deux dernières sont jumelles). Libanaises à cent pour cent, mais férues de rythmes andalous – dont elles assaisonnent les reprises de standards de la chanson arabe, française et anglaise, qu’elles interprètent –, elles ont la musique et le chant dans le sang. Bercées par les mélodies de leur père, chanteur-musicien de café-concert, elles ont grandi en chantant, comme dirait Sardou. Et se sont habituées, très jeunes, à la scène, où elles accompagnaient,...