Comment fait-on pour empêcher toute une population de créer et de produire ? La recette est on ne peut plus simple : tu laisses mariner par grande chaleur quelques semaines sans électricité, puis tu refiles le jus d’électrons par saccades en jurant que c’est la définition même du courant alternatif. Tu laisses souffler, un peu, puis tu coupes l’eau potable au prétexte de l’étiage. Là, le populo oublie l’électricité prostatique et supplie qu’on lui ramène la flotte. C’est ce moment que tu choisiras pour lui siphonner l’essence et faire flamber les prix. Le vulgaire de base est alors à point : il est dans le noir, transpire comme un goret et vagit prostré auprès de sa bagnole castrée. Pendant ce temps, la classe politique pourra s’adonner à son passe-temps favori : Mimile contre Bouboule, Btéghrinator contre Tonton, Istiz Nabeuh contre ses renégats… et tous contre toi, manant ! Monologuant sans cesse, les personnages prennent des poses. L’attitude est leur seconde nature. Tu les écoutes parler, tu te dis que 26 lettres pour un alphabet, c’est beaucoup trop pour ces intermittents du neurone, vu l’usage rudimentaire qu’ils en font. Y avait qu’à entendre le rire gras d’Ayoub Hmayed pendant les négociations entre l’EDL et les banques, alors que le pays était plongé dans le cirage. Impayable Ayoub ! Ce n’est pas tout à fait un ministre, ça a la forme d’un ministre, ça parle comme un ministre… En fait, il est tellement aérien qu’il donne l’impression qu’il ne fait que passer. Mais bon, il n’est jamais trop tard pour être en retard. On finira bien par la privatiser un jour, sa poubelle. Une livre libanaise symbolique ! Et encore, c’est trop cher payé pour un bouge boiteux gangrené par la gabegie. Heureusement qu’il nous reste encore la télé couleur. Ainsi, quand Émile 1er nous assure qu’il va sévir contre la corruption, on a au moins la satisfaction de le voir rougir. Gaby NASR
Comment fait-on pour empêcher toute une population de créer et de produire ? La recette est on ne peut plus simple : tu laisses mariner par grande chaleur quelques semaines sans électricité, puis tu refiles le jus d’électrons par saccades en jurant que c’est la définition même du courant alternatif. Tu laisses souffler, un peu, puis tu coupes l’eau potable au prétexte de l’étiage. Là, le populo oublie l’électricité prostatique et supplie qu’on lui ramène la flotte. C’est ce moment que tu choisiras pour lui siphonner l’essence et faire flamber les prix. Le vulgaire de base est alors à point : il est dans le noir, transpire comme un goret et vagit prostré auprès de sa bagnole castrée.Pendant ce temps, la classe politique pourra s’adonner à son passe-temps favori : Mimile contre Bouboule, Btéghrinator...
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