L’autopsie effectuée sur le footballeur camerounais Marc-Vivien Foé n’a rien révélé d’anormal, a annoncé hier Xavier Richaud, le procureur de la république de Lyon.
« À partir du moment où il n’y a pas de cause extérieure, pas de produit dopant non plus, nous nous retrouvons dans le cadre d’une mort naturelle, et la procédure est classée en ce qui nous concerne », a-t-il indiqué.
Le milieu de terrain international est décédé peu après s’être effondré au milieu du terrain pendant la demi-finale de la Coupe des confédérations remportée par les Lions indomptables 1-0 face à la Colombie le 26 juin à Lyon.
Xavier Richaud a évoqué une malformation cardiaque – probablement d’origine congénitale – et un malaise consécutif à des efforts répétés.
« C’est une cardiomyopathie hypertrophique, c’est-à-dire un hyper développement du ventricule gauche que l’on avait remarqué à la première autopsie », a précisé le procureur.
« C’est une mort d’origine cardiaque qui était quasiment indécelable et qui est consécutive à une somme d’efforts qui s’inscrit dans la durée et qui fait qu’il y a eu une dégénérescence qui a entraîné le développement d’une partie du cœur. À la suite d’un effort, il est décédé. »
Xavier Richaud a exclu toute prise de produit dopant ayant pu entraîner la mort ou même la dégénérescence du cœur dont souffrait l’ancien milieu de terrain du RC Lens et de l’Olympique lyonnais.


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