Le président Amine Gemayel a regagné Beyrouth hier au terme d’une visite de quelques jours à Washington où il a conféré avec plusieurs hauts responsables américains. Le président Gemayel a notamment été reçu par le secrétaire d’État à la Défense, Donald Rumsfeld, qui a offert un dîner en l’honneur de l’ancien chef de l’État. À son arrivée à sa résidence de Bickfaya, le président Gemayel a fait une déclaration dans laquelle il a notamment souligné que les dirigeants américains « sont sérieux » dans leur campagne menée contre le Hezbollah. Soulignant la nécessité de dépasser les querelles intestines « futiles » et de « prendre dans la pratique les mesures qui s’imposent », le président Gemayel a déclaré que « le calme qui règne dans la région est le calme qui précède la tempête ». « Je ne pense pas que les Américains plaisantent lorsqu’ils disent qu’ils veulent trancher le problème du terrorisme, a notamment déclaré le président Gemayel. C’est la société américaine qui pousse l’Administration à prendre des mesures et des initiatives axées, en grande partie, sur le Moyen-Orient (en vue de lutter contre le terrorisme). Il ne faut pas prendre les choses à la légère et penser que l’on pourrait régler le problème en tenant une réunion tripartite à Baabda ou en procédant à des concertations à Tripoli. Il faut prendre conscience de la gravité de la situation et agir d’une manière responsable face aux échéances qui pointent à l’horizon. » Et l’ancien chef de l’État d’ajouter : « J’ai eu le sentiment que les responsables américains sont sérieux au sujet de la question du Hezbollah. D’aucuns parlent de contacts (du Hezbollah) avec el-Qaëda. J’ai déployé d’intenses efforts afin d’éviter au Liban certaines réactions. Mais à Washington, les paroles ne suffisent pas. L’État doit assumer ses responsabilités. Il faut être juste sur ce plan et reconnaître que des mesures d’ordre sécuritaire ont été prises concernant le Liban-Sud. Ces mesures ont commencé à porter des fruits, mais elles demeurent encore insuffisantes. » En réponse à une question sur la décision du bureau politique Kataëb de l’exclure du parti, le président Gemayel a qualifié cette mesure de « futile ». « Il faudrait éviter de perdre notre temps avec des considérations futiles au moment où la région vit sur un volcan », a notamment déclaré le président Gemayel qui a souligné qu’en tout état de cause, « la base Kataëb reste fidèle à la ligne de conduite pour laquelle le parti Kataëb a longtemps lutté. »
Le président Amine Gemayel a regagné Beyrouth hier au terme d’une visite de quelques jours à Washington où il a conféré avec plusieurs hauts responsables américains. Le président Gemayel a notamment été reçu par le secrétaire d’État à la Défense, Donald Rumsfeld, qui a offert un dîner en l’honneur de l’ancien chef de l’État. À son arrivée à sa résidence de Bickfaya, le président Gemayel a fait une déclaration dans laquelle il a notamment souligné que les dirigeants américains « sont sérieux » dans leur campagne menée contre le Hezbollah. Soulignant la nécessité de dépasser les querelles intestines « futiles » et de « prendre dans la pratique les mesures qui s’imposent », le président Gemayel a déclaré que « le calme qui règne dans la région est le calme qui précède la tempête ». ...
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