Karim Pakradouni n’a pas attendu longtemps pour entamer son mouvement de modernisation et de restructuration du parti Kataëb. Vingt jours après son entrée officielle en fonction, il a parrainé une vaste opération de nominations et de permutations qui couvre l’ensemble de l’appareil exécutif du parti. Les décisions ont été adoptées par le bureau politique, lundi dernier, et annoncées par le secrétaire général du parti Ibrahim Richa hier, en présence de Pakradouni. L’essentiel de ces nominations reflète un esprit d’« ouverture dans la continuité » avec près de 40 % de jeunes cadres dans la tranche des 30-40 ans et le reste appartenant à ceux qu’on appelle la génération de la guerre, qui avaient surtout milité aux côtés de Béchir Gemayel. La plupart des chefs des régionaux ont été ainsi changés sauf ceux qui tiennent des zones délicates, notamment au Mont-Liban où la confrontation avec l’ancien président Amine Gemayel est acharnée. Pour citer certains noms, Georges Kassis est resté au Metn, mais Louis Honeiné a été désigné à Jezzine. Simon Khazen a pris Kesrouan-Ftouh et Habib Khoury le Koura. De nouveaux responsables de section ont été nommés et représentent en quelque sorte les ministères du parti : mobilisation, documentation et relations extérieures, énergie et eau, etc. Bref, le parti veut se donner un nouveau souffle. Mais le plus important dans l’opération, c’est son timing. C’est en effet la première fois qu’un tel train de nominations (près de 75 postes au total) intervient sans un lien direct avec l’élection présidentielle au sein du parti. Les nouveaux responsables forment en effet le congrès général qui devient le collège électoral à la veille des élections. Mais leur mandat est de trois ans, alors que l’élection du président n’aura lieu que dans quatre ans. Un indice du sérieux de l’action de Pakradouni et de son équipe, selon un membre du bureau politique.
Karim Pakradouni n’a pas attendu longtemps pour entamer son mouvement de modernisation et de restructuration du parti Kataëb. Vingt jours après son entrée officielle en fonction, il a parrainé une vaste opération de nominations et de permutations qui couvre l’ensemble de l’appareil exécutif du parti. Les décisions ont été adoptées par le bureau politique, lundi dernier, et annoncées par le secrétaire général du parti Ibrahim Richa hier, en présence de Pakradouni. L’essentiel de ces nominations reflète un esprit d’« ouverture dans la continuité » avec près de 40 % de jeunes cadres dans la tranche des 30-40 ans et le reste appartenant à ceux qu’on appelle la génération de la guerre, qui avaient surtout milité aux côtés de Béchir Gemayel. La plupart des chefs des régionaux ont été ainsi changés...
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