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Religion - Sammak invité à la Journée de prière d’Assises - Jean-Paul II appelle à jeûner pour la paix et le dialogue islamo-chrétien

DISCOURS
13/12/2001
Le pape Jean-Paul II a lancé un appel pour une journée de jeûne et de prière demain 14 décembre, en préparation à une rencontre interreligieuse qui se tiendra à Assises (Italie) le 24 janvier. M. Mohammed Sammak, secrétaire général du Comité national pour le dialogue islamo-chrétien apostolique et proche de Dar el-Fatwa, a été invité à participer à cette journée. La date du jeûne a été expressément choisie pour coïncider avec l’un des deux derniers jours du jeûne de ramadan. Dans un communiqué récent, l’office des célébrations liturgiques du Vatican a publié des orientations pastorales pour la célébration de cette journée. Le communiqué affirme qu’au lendemain des «terribles attaques du 11 septembre 2001 aux États-Unis, le Saint-Père a exprimé à plusieurs reprises sa condamnation de ces actes terroristes et sa préoccupation au sujet des conséquences des opérations militaires qui se déroulent en Afghanistan». «La situation est grave, la tension monte et les consciences sont troublées», a-t-il souligné. C’est pour cela que le pape a décidé que le 14 décembre sera «un jour de jeûne» et a invité «les chefs des grandes religions du monde» à se retrouver à Assises le 24 janvier prochain, afin de prier pour que les antagonismes soient dépassés et pour la promotion d’une paix authentique. Le communiqué pastoral rappelle que le jeûne fait partie des traditions chrétiennes, qu’il est «inséparable de la prière et de la droiture (...) et qu’il est d’abord orienté vers la conversion des cœurs, sans laquelle il n’aurait pas de sens». Il préconise aussi que les chrétiens songent à offrir des dons aux pauvres, surtout aux populations victimes du terrorisme et de la guerre. La première Journée mondiale de prière à Assises remonte au 24 octobre 1986. Le pape y avait prié pour la paix avec des représentants de toutes les grandes religions du monde. Depuis, «L’Esprit d’Assises», villa natale de saint François, l’une des premières grandes figures chrétiennes à prôner le dialogue avec l’islam, s’est confirmée dans l’esprit d’un nombre de plus en plus grand de fidèles. Ce geste prend une nouvelle signification au lendemain des attentats du 11 septembre, perçus par beaucoup comme le signal d’un choc planétaire entre les civilisations et les religions . La première rencontre d’Assises avait été marquée par un appel passionné de Jean-Paul II en faveur de la paix. «Avec les religions du monde, avait-il dit, nous partageons un profond respect de la conscience et de l’obéissance à la conscience qui, à tous, nous apprend à chercher la vérité, à aimer et à servir toutes les personnes et tous les peuples et, par conséquent, à faire la paix entre les personnes et entre les nations. «(...) C’est le sens de cette Journée mondiale de prière. Pour la première fois dans l’histoire, nous nous sommes rassemblés de toutes parts, Églises et communautés ecclésiales chrétiennes et religions du monde, dans ce lieu saint dédié à saint François, pour témoigner devant le monde, chacun suivant ses propres convictions, de la nature transcendante de la paix. «La forme et le contenu de vos prières sont très différents, comme nous l’avons vu, et il ne peut être question de les réduire à une sorte de commun dénominateur. «Cependant, dans cette différence même nous avons peut-être redécouvert que, en ce qui concerne le problème de la paix et de sa relation avec l’engagement religieux, il y a quelque chose qui nous lie les uns aux autres».

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