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Actualités - CHRONOLOGIES

REDRESSEMENT - Réunion présidée par Chirac - Hariri : La conférence de l’Élysée - a « reconnu que le Liban était sur la bonne voie »

Paris, d’Élie MASBOUNGI Sur un ton qu’il a voulu rassurant, le président Rafic Hariri a rendu compte à la presse de la «Réunion sur le Liban» tenue dans la matinée à l’Élysée sous la présidence de M. Jacques Chirac et en présence du président de la Banque mondiale, M. James Wolfensohn, du président de la Commission européenne, M. Romano Prodi, du vice-président de la Banque européenne d’investissement, M. Francis Mayer, et du ministre des Finances, M. Laurent Fabius. Du côté libanais, outre le chef du gouvernement, on remarquait M. Fouad Siniora, ministre des Finances, et M. Bassel Fleyhane, ministre de l’Économie. Ont également participé à la réunion l’ambassadeur du Liban, M. Élysé Alam, ainsi que MM. Basile Yared et Ghazi Youssef conseillers du président Hariri et enfin, M. Jihad Azour, conseiller du ministre des Finances. Aux côtés du président Chirac, se tenaient le ministre des Finances Laurent Fabius, deux conseillers, MM. Giraud et de la Sablière, et Mme Catherine Colonna, porte-parole de la présidence de la République. Cette réunion élargie, qui a duré deux heures, a été qualifiée par M. Siniora d’«avancée majeure qui permettra au Liban de revitaliser son économie», sans compter qu’elle a «envoyé un message très important aux marchés financiers». Le chef du gouvernement a rencontré les journalistes dans les salons de l’ambassade du Liban, juste après la réunion, et a fait distribuer un communiqué sur la réunion diffusé par le service de presse de l’Élysée (lire par ailleurs). Dans sa déclaration liminaire, le président Hariri a indiqué qu’il avait pu, au cours de la réunion, exposer la situation générale au Liban et proposer un plan d’action en conformité avec la déclaration ministérielle de son gouvernement. Par la suite, a ajouté M. Hariri, le président de la BM, le président de la CE, le vice-président de la BEI et le ministre français des Finances ont successivement pris la parole pour «affirmer unanimement et sans réserve» que le programme du gouvernement libanais est bon, que les mesures préconisées dans le cadre de ce plan «sont excellentes» et que par conséquent l’action proposée par le Liban est acceptable. «Toutes les institutions présentes se sont déclarées prêtes à agir pour l’exécution de ce plan», a ajouté le chef du gouvernement qui a précisé qu’il avait fourni des détails sur les solutions préconisées et expliqué à quel point le Liban compte sur la communauté internationale pour sortir de sa crise. M. Hariri devait ensuite qualifier la réunion de «préliminaire» et «positive» annonçant qu’une autre réunion suivra prochainement. Il a précisé que M. Francis Mayer, vice-président de la BEI, se rendra au Liban en avril prochain pour étudier la situation sur place. Le président du Conseil a poursuivi : «Nous avons pu confirmer l’idée que le Liban est sur la bonne voie et tous les participants à la réunion ont reconnu que les mesures que nous préconisons sont excellentes et qu’effectivement notre pays est sur le bon chemin». En conséquence, il a été décidé de tenir prochainement une autre réunion avec la BM, la BEI, les institutions financières internationales et les principaux partenaires du Liban. M. Hariri a en outre indiqué que la Banque mondiale, la Commission européenne, à travers le programme Méda, et la Banque européenne d’investissement (BEI), institution de financement à long terme de l’UE, «vont octroyer 500 millions d’euros qui seront signés dans le cadre de projets destinés à soutenir le programme du gouvernement libanais et les privatisations». Ce soutien constitue un ballon d’oxygène et une étape dans un long processus d’assainissement. Selon M. Hariri, «30 % de cette aide seront alloués sous forme de dons et le reste sous la forme de prêts à taux préférentiels à long terme», chacun des trois organismes devant fournir un tiers de ce soutien financier. En réponse aux questions des journalistes, M. Hariri a affirmé que le gouvernement est parfaitement capable de poursuivre sa lutte contre la corruption et que la conjoncture présente est favorable à la poursuite de l’application par le gouvernement de tout ce qui figurait dans la déclaration sur la base de laquelle il avait obtenu la confiance de l’Assemblée. Au nombre de ces réalisations, le président Hariri a cité la ratification des lois sur le droit des étrangers à la propriété, sur l’encouragement des investissements, sur les loyers, sur la comptabilité publique, les mesures pour la réduction des charges sur les PME et les PMI, la mise en marche de la privatisation du téléphone, de l’électricité et de l’eau, l’aboutissement prochain des pourparlers avec les opérateurs du téléphone mobile, autant de développements qui étaient impossibles sous le gouvernement précédent, a-t-il précisé. Priorité est donnée à la réduction de la dette tout en œuvrant pour l’accélération de la croissance, a réaffirmé le chef du gouvernement qui a répondu par la négative à une question sur l’évocation, lors de la réunion de l’Élysée, des questions sécuritaires. Enfin, le président du Conseil a rappelé les positions du gouvernement sur les quetions du blanchiment d’argent dont le Liban est rendu responsable, du secret bancaire, de l’ampleur des dépenses jugées trop élevées des membres des divers services de sécurité. En ce qui concerne le blanchiment d’argent, M. Hariri a exprimé l’espoir que le Parlement votera «avant le mois de juin» le projet de loi devant permettre au Liban d’être rayé de la liste noire du groupe d’action financière sur le blanchiment de capitaux (Gafi). Autant de thèses connues mais que M. Hariri a voulu encore développer en affirmant qu’elles sont de nature à tranquilliser les esprits tant au niveau de l’opinion libanaise qu’à celui des milieux économiques et financiers internationaux.

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