Souffrance, mélancolie, passion… ou tout simplement bonheur. Chopin redéfinit le romantisme. Et le trio Andrzej Jagodzinski a transformé les morceaux les plus évocateurs du compositeur polonais en des compositions jazz à faire pâlir de jalousie un Gershwin. Jagodzinski est un des plus brillants pianistes polonais. Un coup d’œil à son CV nous informe qu’il a apparemment reçu un nombre non négligeable de prix décernés dans son pays. Il est également connu au-delà des frontières. Son trio à ses côtés, Adam Ciegielski (contrebasse) et Czeslaw «Maly» Bartkowski (batterie), a fait de nombreuses tournées en Europe, Asie, Australie et les States. Ce pianiste à l’imagination féconde, au style racé et élégant, captive l’oreille avec son doigté précis et la qualité de son phrasé. Si Chopin était vraiment un compositeur pour main gauche, comme le disait Wagner, alors Andrzej Jagodzinski a sans doute ajouté l’accompagnement qui manquait. Sa musique n’est pas une interprétation «jazzée» de Chopin mais un bouquet de notes bleues inspirées de l’œuvre du génie polonais. Lorsque Jagodzinski joue La Valse en D majeur par exemple, il y puise l’atmosphère et le «mood». Le trio a bien cerné toute la nostalgie cachée de cette musique. Pour mieux en faire briller, quelques minutes plus tard, toutes les couleurs. D’autres morceaux joués comme L’étude en A mineur possèdent le côté sombre propre au blues. Piano, contrebasse et batterie jouent Les Polonaises et donnent l’impression d’être «des canons enfouis sous les fleurs». On entend – et assiste – aux puissants unissons introductifs éveiller l’attente d’un défilé pompeux mais, un peu plus tard, une mélodie lyrique vient créer une atmosphère nocturne. Il s’agit là d’improvisations jazzistiques dans un style classico-moderne. Jadzinski a le talent de jouer «au-delà du piano», une caractéristique propre aux maîtres du jazz. Accompagné de deux excellents musiciens, il développe, improvise autour des morceaux de Chopin pour avoir des compositions de jazz brillantes. Et ce genre de jazz comporte, sans nul doute, ce je-ne-sais-quoi de l’âme de Chopin : sa prodigieuse dialectique, ses proportions classiques, sa symétrie et son asymétrie romantiques. Le trio a, à l’évidence, trouvé le ton juste entre fougue du jazz et murmure des pièces de jeunesse de Chopin. Après avoir joué une immense quantité de notes et de notes, c’est la simplicité qui sort avec tout son charme, comme le dernier sceau de l’art…
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Souffrance, mélancolie, passion… ou tout simplement bonheur. Chopin redéfinit le romantisme. Et le trio Andrzej Jagodzinski a transformé les morceaux les plus évocateurs du compositeur polonais en des compositions jazz à faire pâlir de jalousie un Gershwin. Jagodzinski est un des plus brillants pianistes polonais. Un coup d’œil à son CV nous informe qu’il a apparemment reçu un nombre non négligeable de prix décernés dans son pays. Il est également connu au-delà des frontières. Son trio à ses côtés, Adam Ciegielski (contrebasse) et Czeslaw «Maly» Bartkowski (batterie), a fait de nombreuses tournées en Europe, Asie, Australie et les States. Ce pianiste à l’imagination féconde, au style racé et élégant, captive l’oreille avec son doigté précis et la qualité de son phrasé. Si Chopin était vraiment un...