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Vu et entendu au Vatican

CHRONOLOGIE
11/05/1998
l A 8 heures, la place Saint Pierre est à moitié pleine de monde, alors que la messe n’est prévue qu’à 10 heures (11 heures, heure de Beyrouth). l En attendant le début de la cérémonie, la chorale de Kaslik, qui donnera le soir même un concert à la salle Paul VI du Vatican, entonne des chants liturgiques en syriaque et en arabe. l Des fanions des «Forces Libanaises» et des portraits de Samir Geagea sont brandis par des inconditionnels, venus nombreux. Mais le service d’ordre du Vatican est formel: ces manifestations ne pourront avoir lieu durant la messe. En se dirigeant vers les places assises, les Libanais remettent leurs drapeaux géants et banderoles aux policiers. Ils les récupéreront à la sortie. l Le service d’ordre est strict: même les bouchons des bouteilles sont confisqués par les policiers. l Lorsque le patriarche Sfeir a commencé à raconter la vie du vénérable Hardini, il a été vigoureusement applaudi par les Libanais. l Les délégations populaires libanaises et espagnoles acclament à tour de rôle le pape à la fin de l’office divin. Les Libanais crient «Jean-Paul II, we love you». l A cause de la chaleur, les officiels n’ont pas hésité à se protéger la tête d’une casquette. Certains n’ont même pas hésité à emprunter les chapeaux de paille ornés de rubans fleuris de leurs épouses. l Au début de l’office divin, la reine Fabiola a cru que le président Hraoui était assis sur le siège qui lui était réservé. Elle le salue sans le reconnaître, puis voyant qu’il s’est rassis, elle s’agenouille sur le prie-Dieu devant lui. A ce moment-là les responsables du protocole interviennent, ils lui attirent discrètement l’attention sur sa méprise et elle regagne son siège. l A la fin de l’office divin, lorsque la foule commence à quitter le Vatican, des jeunes gens, vêtus de T-shirts à l’effigie de Samir Geagea et brandissant des drapeaux FL se sont mis à sillonner la place. l Un des Libanais participant à la messe a exprimé en ces termes sa fierté lors de la lecture d’un passage de l’Evangile en arabe et de la bénédiction donnée dans la même langue par le pape: «C’est l’apothéose de la gloire de la langue arabe sur la place St-Pierre, grâce aux maronites libanais». l Les Libanais présents, place Saint-Pierre, venaient de plus de quinze pays différents. La délégation de la famille Kassas, originaire de Hardine, n’était pas l’une des moins ferventes. l Jean-Paul II a réservé un accueil particulièrement chaleureux à Mme Nazek Hariri. Après lui avoir longuement serré la main, il lui a dit en arabe: «Acha Loubnane» (Vive le Liban).

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