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Actualités - Chronologie

Sésame, reconnais-moi ! James Bond rattrapé par la biométrie (photo)

James Bond serait-il en passe d’être rattrapé par la technologie ? Clés, codes et autres cartes magnétiques pourraient bientôt être détrônés par la biométrie: un individu serait alors identifié en fonction de ses empreintes digitales, de sa voix ou de la structure de son visage. Pour bon nombre d’entreprises, d’administrations ou de grandes institutions internationales, alors que la nécessité de se protéger des intrus devient cruciale, les questions de sécurité trouvent de plus en plus leur réponse dans la biométrie. En effet, cette technologie «est sortie du stade embryonnaire pour devenir une réalité largement acceptée… et qui marche», selon un responsable de Veritel qui développe ces nouveaux sésames. Si la biométrie est utilisée depuis une vingtaine d’années par les services de renseignements et autres organisations qui exigent un niveau de sécurité très élevé, elle commence aujourd’hui à se répandre sur un marché moins confidentiel. Atout majeur, hormis sa fiabilité en matière de sécurité, elle libère l’individu des carcans matériels et humains de la protection des accès. Lors de l’édition 1998 du Comdex, Veritel a annoncé la commercialisation de VoiceCrypt, un logiciel d’authentification des individus par le contrôle de leur voix. Une technologie privilégiée sur le marché, car elle ne requiert qu’un micro ou un téléphone, contrairement à la vérification des empreintes digitales qui nécessite un scanner. L’option vocale est une solution retenue par les banques qui développent un service automatique par téléphone, ou par les entreprises qui souhaitent protéger les boîtes vocales de leurs employés, aujourd’hui verrouillées par un simple code. Mais comme l’ensemble de ces technologies, VoiceCrypt n’est pas une garantie absolue contre les intrusions. Elle comprend une marge d’erreur de 1 à 2%. Quant aux falsifications d’empreintes digitales ou d’une apparence physique, elles sont très difficiles mais pas impossibles, selon Christopher Tomes de Veritel. Il n’en demeure pas moins que la biométrie reste un secteur prometteur, dans un secteur où, de toute façon, la sécurité absolue n’existe pas. Signez là, sur l’écran! Le marché grand public devrait être la seconde étape du déploiement de la biométrie. L’ordinateur personnel, le téléphone portable, ou autres appareils informatiques portables, voire la console de jeux, seront verrouillés grâce à une technologie biométrique. Déjà, la technologie de CyberSign, qui vérifie l’authenticité des signatures manuscrites, équipe certains appareils informatiques. Une signature sur l’écran avec le stylet réveille la machine ou la laisse inerte si la signature n’est pas reconnue. L’intérêt porté par le gouvernement américain à la biométrie a largement contribué à stimuler cette industrie, et la société Veritel est en contact avec plusieurs organisations gouvernementales. De même, Visionics, une entreprise qui a présenté au salon de Las Vegas sa technologie d’identification, d’authentification et de surveillance par la reconnaissance du visage, travaille étroitement avec l’administration de l’automobile et de la circulation, qui cherche à lutter contre la falsification des permis de conduire. Ce marché est estimé à 200 millions de dollars sur les trois prochaines années.
James Bond serait-il en passe d’être rattrapé par la technologie ? Clés, codes et autres cartes magnétiques pourraient bientôt être détrônés par la biométrie: un individu serait alors identifié en fonction de ses empreintes digitales, de sa voix ou de la structure de son visage. Pour bon nombre d’entreprises, d’administrations ou de grandes institutions internationales, alors que la nécessité de se protéger des intrus devient cruciale, les questions de sécurité trouvent de plus en plus leur réponse dans la biométrie. En effet, cette technologie «est sortie du stade embryonnaire pour devenir une réalité largement acceptée… et qui marche», selon un responsable de Veritel qui développe ces nouveaux sésames. Si la biométrie est utilisée depuis une vingtaine d’années par les services de renseignements...