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Actualités - Chronologie

Musées en plein air sur le Nil (photos)

Une cité vieille de 5.000 ans, avec ses temples et son amphithéâtre romain, a été inaugurée au début du mois après trente ans de fouilles et de restauration sur l’île d’Elephantine, sur le Nil, en face d’Assouan, à 900 kilomètres au sud du Caire. Désormais, les visiteurs pourront déambuler dans un musée en plein air sur huit hectares, afin d’y découvrir des monuments allant de la période pré-dynastique (3.300 av. J.C.) jusqu’à l’ère bysantine (395 à 642 après J.C.), ainsi qu’un petit musée contenant une riche collection d’objets, dont un contrat de mariage ptolémaïque. «Assouan s’est enrichi d’un nouveau site touristique de premier ordre et désormais, plus de 3.000 ans d’une civilisation merveilleuse sont accessibles pour les visiteurs d’Eléphantine», a affirmé aux journalistes l’ambassadeur d’Allemagne en Egypte, M. Wolf-Dietrich Schilling. Ce site restauré et le musée sont le fruit de trente ans de travail mené par 100 archéologues, chercheurs, architectes et restaurateurs d’Allemagne, de Suisse et d’Egypte. Le projet, qui a coûté 10 millions de marks (5.5 millions de dollars), a été financé par des fonds privés allemands et suisses, ont indiqué les responsables. Eléphantine a joué un rôle majeur au cours de siècles: Elle fut le principal siège du pouvoir durant l’Ancien Empire (2613 à 2181 av. J.C.) et une position centrale pour le commerce durant l’Antiquité, ont souligné tour à tour le secrétaire général du Conseil supérieur des Antiquités, M. Gaballah Ali Gaballah, et le chef de l’Institut archéologique allemand, M. Werner Kaiser. M. Gaballah a précisé que durant leurs travaux les experts ont découvert le nom gravé de Djesser (2700 av. J.C.) pour qui fut bâtie la première pyramide à degrés de Saqqara, près du Caire, ainsi que les restes d’une pyramide à degrés. M. Werner a souligné, pour sa part, que la religion avait une importance centrale pour les habitants de l’île et révélé que les archéologues avaient mis à jour des temples dédiés au bélier Khnoum, «gardien des cavernes du Nil, d’où venait l’inondation annuelle», et à son épouse Satis, «maîtresse d’Eléphantine» et déesse de la purification de l’eau. «Le principal objectif des efforts menés durant trente ans était de mener à bien une recherche scientifique sur un ancien site et de créer un musée à partir des objets trouvés», a souligné M. Schilling. (AFP)
Une cité vieille de 5.000 ans, avec ses temples et son amphithéâtre romain, a été inaugurée au début du mois après trente ans de fouilles et de restauration sur l’île d’Elephantine, sur le Nil, en face d’Assouan, à 900 kilomètres au sud du Caire. Désormais, les visiteurs pourront déambuler dans un musée en plein air sur huit hectares, afin d’y découvrir des monuments allant de la période pré-dynastique (3.300 av. J.C.) jusqu’à l’ère bysantine (395 à 642 après J.C.), ainsi qu’un petit musée contenant une riche collection d’objets, dont un contrat de mariage ptolémaïque. «Assouan s’est enrichi d’un nouveau site touristique de premier ordre et désormais, plus de 3.000 ans d’une civilisation merveilleuse sont accessibles pour les visiteurs d’Eléphantine», a affirmé aux journalistes...