La protection de l’environnement a pris une dimension internationale en 1972 à la conférence des Nations Unies de Stockholm. Mais il a fallu attendre le «Sommet Planète Terre» à Rio-de-Janeiro, en juin 1992, pour que la prise de conscience soit affichée par la Communauté internationale, à travers plusieurs accords qui sont loin d’être tous appliqués.
Les 172 gouvernements représentés à Rio — dont 108 chefs d’Etat et premiers ministres — avaient adopté trois accords «majeurs»:
L’Agenda 21 (Action 21), «plan mondial d’action pour un développement durable». Il propose pas moins de 2.500 recommandations pour régler les problèmes les plus urgents.
— La Déclaration de Rio sur l’environnement et le développement, «ensemble de principes définissant les droits et obligations des Etats», insistant sur la nécessité d’appliquer le «principe de précaution».
— La Déclaration de principes sur les forêts, «document d’orientation pour une gestion écologiquement viable des forêts du monde». Un accord rapide sur une convention mondiale pour les forêts est peu probable.
Deux conventions mondiales ont aussi été adoptées au Sommet de Rio:
— la convention cadre sur les changements climatiques (CCCC). Ratifiée par 159 pays, elle est entrée en vigueur le 21 mars 1994. Un cycle de négociations devrait aboutir, fin 1997 à Kyoto, à des dispositions juridiquement contraignantes pour limiter les gaz à effet de serre.
— la convention sur la diversité biologique (biodiversité), ratifiée fin 1996 par 165 pays. Elle s’est réunie trois fois et pose le problème de la protection des espèces vivantes et de leur exploitation.
Enfin, des négociations parallèles ont abouti à une convention sur la lutte contre la désertification. Entrée en vigueur en décembre 1996, elle a été ratifiée par une soixantaine de pays et se réunira pour la première fois à Rome en octobre 1997. (AFP)


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