Une centaine d’obus de tous calibres ont été tirés en bordure du secteur central de la zone occupée, a annoncé la police, sans faire état de victime.
Un porte-parole de la Résistance islamique, branche armée du Hezbollah, a affirmé que cette organisation avait tendu deux embuscades, à cinq heures d’intervalle, à des patrouilles de l’armée israélienne et de l’Armée du Liban-Sud.
Les embuscades ont eu lieu aux abords de la position de l’ALS à Sojoud, cible lundi d’une audacieuse attaque des combattants du Hezbollah qui l’avaient prise d’assaut et tenté de planter leurs drapeaux sur les murs du fortin.
L’ALS a pour sa part affirmé que cette position avait été la cible de bombardements à deux reprises mardi. «Une vingtaine d’obus de mortier l’ont visée au total et un seul s’est abattu dans son enceinte sans faire de victime», a-t-on indiqué auprès de la milice pro-israélienne.
Plus de 70 obus, selon des services de sécurité, ont été tirés dans l’intervalle depuis la zone occupée sur le massif de l’Iqlim el-Touffah, fief du Hezbollah, à dix kilomètres de Saïda où résonnait l’explosion des projectiles.
Les combats avaient repris lundi au Liban-Sud après deux jours d’accalmie pendant la visite du pape Jean-Paul II au Liban.
L’aviation israélienne avait mené trois séries de raids sur l’Iqlim el-Touffah après une attaque du Hezbollah qui a fait quatre blessés dans les rangs de l’ALS et un blessé militaire israélien. Le chef du commando du Hezbollah avait été tué dans l’opération.

