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Politique - Liban

Berry sur le Hezbollah : « Les relations étaient plus étroites à l’époque de Nasrallah »

Les déclarations du président du Parlement, qui ne commente d'habitude pas sa relation avec le parti de Dieu, indiquent que le fossé se creuse entre les deux pôles chiites.

Berry sur le Hezbollah : « Les relations étaient plus étroites à l’époque de Nasrallah »

Le président de la Chambre Nabih Berry. Photo d'archives L'Orient-Le Jour/Mohammad Yassine

À la veille de la séance gouvernementale, au cours de laquelle plusieurs ministres pourraient décliner le renvoi du dossier de la cargaison d’explosifs appartenant au Hezbollah devant la Cour de justice, le président du Parlement, Nabih Berry, a confirmé mercredi la participation de ses deux représentants à la réunion. « Nous ne retirerons pas », a-t-il ajouté, lors d’une interview accordée à la radio « Voix de tout le Liban », insistant sur « la nécessité de traiter cette affaire dans son cadre juridique, car il existe une loi régissant le renvoi des dossiers devant la Cour de justice ».

Revenant sur ses relations avec le Hezbollah, son allié historique, M. Berry a même indiqué que celles-ci étaient « plus étroites » à l’époque de l’ancien secrétaire général du parti, Hassan Nasrallah (assassiné lors d'un bombardement israélien sur la banlieue sud le 27 septembre 2024). Et d'assurer qu'entre les deux membres du tandem chiite, « il n’existe pas de relation de frère aîné à frère cadet ».

Les déclarations du président du Parlement, qui ne commente d'habitude pas sa relation avec le Hezbollah, indiquent que le fossé se creuse entre les deux pôles chiites, à l'heure où la région semble se diriger vers un nouveau round d'affrontements entre l'Iran et les États-Unis, auquel le Hezbollah se prépare également.

Le 10 octobre dernier, plusieurs centaines de kilos d’explosifs ont été saisis à bord d’un véhicule à un barrage de Dahr el-Baïdar dans la Békaa. Deux membres du Hezbollah ont été impliqués dans cette affaire. L’incident a relancé le débat sur l'arsenal militaire du parti pro-iranien que le Liban s'est engagé à désarmer, tout en menant des négociations directes avec Israël. L'affaire ravive aussi les craintes de nouveaux attentats et d'autres projets d'assassinat qui pourraient secouer le pays. Le Hezbollah a reconnu que les explosifs saisis étaient destinés à la « résistance » contre Israël, demandant même qu’ils lui soient restitués et que les personnes arrêtées soient remises en liberté. Mais le président libanais, Joseph Aoun, ainsi que le premier ministre Nawaf Salam, ont promis de faire preuve de « fermeté » et assuré qu’il n’y aurait aucune indulgence envers les auteurs de l’opération.

Interrogé sur les craintes d’affrontements si l’armée devait mettre à exécution sa mission de désarmer le Hezbollah au Liban-Sud, le chef du législatif s’est dit « aux côtés de l’armée », affirmant que celle-ci « est une ligne rouge ».

Mercredi, le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a menacé Naïm Kassem de subir le même sort que son prédécesseur. « Tout comme Hassan Nasrallah a détruit la communauté chiite au Liban jusqu’à ce qu’il soit éliminé sur ordre du Premier ministre, Naïm Kassem pourrait bien détruire cette communauté jusqu’à ce qu’il soit lui-même éliminé », a-t-il déclaré.

Assurant enfin être en « bonne santé », le président du Parlement a exprimé son inquiétude sur la situation du pays. « Ma santé va bien, mais pas celle du pays », a-t-il déploré.

À la veille de la séance gouvernementale, au cours de laquelle plusieurs ministres pourraient décliner le renvoi du dossier de la cargaison d’explosifs appartenant au Hezbollah devant la Cour de justice, le président du Parlement, Nabih Berry, a confirmé mercredi la participation de ses deux représentants à la réunion. « Nous ne retirerons pas », a-t-il ajouté, lors d’une interview accordée à la radio « Voix de tout le Liban », insistant sur « la nécessité de traiter cette affaire dans son cadre juridique, car il existe une loi régissant le renvoi des dossiers devant la Cour de justice ». Revenant sur ses relations avec le Hezbollah, son allié historique, M. Berry a même indiqué que celles-ci étaient « plus étroites » à l’époque de l’ancien secrétaire général du parti, Hassan Nasrallah (assassiné...
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