Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi rencontre le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane au Caire, en Égypte, le 15 septembre 2026. Photo Bandar Algaloud/Distribution courtoisie du palais royal saoudien/via REUTERS
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a mis en garde mercredi contre toute intervention de l'Egypte ou de tout autre pays dans le conflit au Yémen, opposant les houthis pro-iraniens au gouvernement soutenu par Riyad. « L'Égypte a suffisamment d'expérience pour éviter de s'empêtrer dans un conflit aussi hautement complexe », a affirmé le chef de la diplomatie iranienne dans un entretien accordé dimanche et diffusé par la télévision d'État irakienne Al-Iraqiya dans la nuit.
A la demande du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, le Parlement égyptien doit voter pour autoriser un soutien militaire à l'Arabie saoudite face aux houthis. Les parlementaires ont toutefois renvoyé le vote, prévu au départ dimanche dernier, à la semaine prochaine. « Nous pensons que toute présence ou toute ingérence étrangère ne fera que rendre la résolution de ce problème plus difficile », a ajouté M. Araghchi, dont le pays a proposé une médiation dans ce conflit, rejetée par le gouvernement yéménite et laissée sans réponse par Riyad.
L'Égypte, a-t-il mis en avant, a déclaré qu'elle « n'entrerait pas au Yémen et ne s'engagerait pas dans une guerre contre le Yémen ». Annonçant que l'Égypte se tenait prête à aider son allié saoudien, M. Sissi avait souligné qu'il s'agissait « uniquement de défense ».
La guerre qui dure depuis plus d'une décennie entre les houthis et une coalition menée par l'Arabie saoudite, qui appuie le gouvernement yéménite reconnu internationalement, a repris en juillet après des années d'accalmie.
Les houthis se sont emparés d'une grande partie du littoral de la mer Rouge au Yémen en septembre, et ont multiplié depuis début octobre les attaques contre l'Arabie saoudite, notamment ses infrastructures pétrolières et aéroportuaires.