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Politique - Focus

Les FL présentent une proposition de loi pour raccourcir le mandat du Parlement

Le texte, que « L’OLJ » a pu consulter, appelle également à abroger les articles relatifs au vote des Libanais de la diaspora.

Les FL présentent une proposition de loi pour raccourcir le mandat du Parlement

Plusieurs députés des Forces libanaises, lors de la séance parlementaire du 20 octobre 2026. Photo Parlement libanais

Les Forces libanaises sont passées à l’acte. Sept mois après la séance parlementaire ayant prorogé de deux ans la législature, le numéro deux du parti, Georges Adwan, a présenté mardi à la Chambre une proposition de loi réduisant d’un an le mandat du Parlement. À la faveur de ce texte, les élections législatives, initialement repoussées à 2028, devraient se tenir en mai 2027. De quoi permettre aux FL de profiter de la polarisation accrue autour des armes du Hezbollah, qu’elles estiment bénéfique pour leur popularité, notamment au sein de la rue chrétienne où le Courant patriotique libre et même le président Joseph Aoun semblent en perte de vitesse.

Le texte, dont L’Orient-Le Jour a obtenu une copie, souligne que les circonstances de la guerre en cours depuis le 2 mars dernier entre le Hezbollah et Israël, et qui avaient contraint le Parlement à proroger son mandat, « commencent à régresser à la faveur de l’accord-cadre signé avec Israël (en juin dernier) ». « L’application de cet accord conformément à un calendrier bien précis devrait déboucher sur des circonstances favorables à la tenue des législatives en mai 2027 », peut-on lire dans le texte qui appelle à ce que le mandat de la Chambre expire le 31 mai de cette année.

La démarche des FL s’inscrit dans le prolongement de leur opposition au report des élections, exprimée lors de la séance parlementaire tenue au lendemain de la nouvelle phase de la guerre avec Israël. Un point sur lequel le parti converge avec plusieurs protagonistes anti-Hezbollah. « Mais nous avons préféré présenter la proposition en tant que bloc parlementaire des FL uniquement, indique à L’Orient-Le Jour Fadi Karam, député du Koura. C’est le bon moment pour prendre cette décision », dit-il.

Il n’est toutefois pas donné que le président du Parlement, Nabih Berry, donne suite à la proposition. D’autant que le tandem chiite semble redouter le verdict des urnes, à l’heure où le Hezbollah est affaibli et sa situation financière reste difficile. Sans parler de la base populaire, épuisée après trois ans de guerres et de déplacements.

Nabih Berry pourrait avoir davantage de réticences puisque la proposition de loi FL ne porte pas exclusivement sur la durée du mandat de la Chambre. Elle appelle aussi à l’abrogation des articles relatifs aux modalités de vote des Libanais de l’étranger. Ce point avait fait l’objet d’un bras de fer entre le Hezbollah et ses opposants. Ces derniers exigeaient un amendement de la loi afin de permettre aux Libanais de la diaspora de voter pour les candidats en lice dans les 15 circonscriptions de la métropole. En face, le président du Parlement voulait limiter le vote des expatriés aux six sièges (trois chrétiens et trois musulmans) prévus par l’article 112 de la loi de 2017. Un bras de fer qui avait freiné les débats pendant plus d’un an.

« Nous sommes toujours convaincus du droit des Libanais de l’étranger de voter pour les candidats de la métropole. Et nous voulons faire comprendre à ceux qui pressent pour la modification de la loi électorale qu’un Parlement au mandat prorogé n’a pas le droit de se lancer dans un tel débat. Celui-ci devrait avoir lieu après les élections législatives de 2027 », souligne Fadi Karam, dans ce qui ressemble à une réponse au vice-président de la Chambre, Élias Bou Saab, qui avait créé la surprise il y a deux semaines en réactivant la commission parlementaire ad hoc chargée d’examiner les amendements à la législation électorale, après plus d’un an de léthargie.

Les Forces libanaises sont passées à l’acte. Sept mois après la séance parlementaire ayant prorogé de deux ans la législature, le numéro deux du parti, Georges Adwan, a présenté mardi à la Chambre une proposition de loi réduisant d’un an le mandat du Parlement. À la faveur de ce texte, les élections législatives, initialement repoussées à 2028, devraient se tenir en mai 2027. De quoi permettre aux FL de profiter de la polarisation accrue autour des armes du Hezbollah, qu’elles estiment bénéfique pour leur popularité, notamment au sein de la rue chrétienne où le Courant patriotique libre et même le président Joseph Aoun semblent en perte de vitesse. Le texte, dont L’Orient-Le Jour a obtenu une copie, souligne que les circonstances de la guerre en cours depuis le 2 mars dernier entre le Hezbollah et Israël,...
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