L’affiche du film « Birthmark » de George Peter Barbari, prix du meilleur film de la sixième édition du Festival du film libanais de France (FFLF). Photo fournie par le FFLF
Birthmark, de George Peter Barbari, a remporté le prix du meilleur film de la sixième édition du Festival du film libanais de France (FFLF), qui s’est tenue du 13 au 18 octobre 2026 à l’Institut du monde arabe et au cinéma Élysées Lincoln, à Paris. Le jury a salué l’écriture et les deux interprétations de ce court-métrage consacré au désir, à la jalousie et à la vulnérabilité.
Sur les 47 films programmés cette année, 30 courts-métrages étaient en compétition : 14 films professionnels et 16 étudiants, dont la plupart étaient inédits en France. La manifestation a également accueilli Nadine Labaki et son mari, le compositeur Khaled Mouzanar. La réalisatrice a participé à une conversation avec le public le 17 octobre, au cinéma Élysées Lincoln.
Présidé par la réalisatrice, distributrice et directrice artistique Zeina Sfeir, le jury réunissait la cinéaste Marie-Rose Osta, le compositeur et pianiste Bachar Mar-Khalifé, la directrice artistique Gaia Furrer et la productrice Francesca van der Staay, cofondatrice du Festival du film libanais d’Italie.

Le coup du cœur du jury a été attribué à Rien ne me vient (I Can’t Think of Anything Right Now), de Hussen Ibraheem, un film expérimental qui aborde la mémoire et l’identité à travers un travail sur les archives. Le prix du meilleur film étudiant revient à 66 Jours (66 Days), de Joude Bazzoun. Le film traite de la mémoire, des traditions et de la résilience à travers des moments de partage en famille. Nayzak, d’Elio Sahyoun, a reçu le prix du meilleur film d’animation. Situé dans un univers dystopique, il suit un enfant confronté à la dépression de son parent.
Une mention spéciale pour la meilleure interprétation a été décernée à titre posthume à Afif Mazboudi pour son rôle dans Une dernière (One Last Time), de Karim Rahban. Le jury a distingué sa manière d’incarner la solitude et le besoin de compagnie à un âge avancé, avec humour et humanité.
Créé cette année, le prix du public a récompensé Et après ?, de Majs Souaiby.
Dans le communiqué du festival, Zeina Sfeir souligne le renouvellement des talents parmi les étudiants et la diversité des générations représentées dans la sélection professionnelle. Les films de cette dernière ont notamment abordé la perte, la vieillesse, l’émigration et la liberté d’être soi et d’aimer.
