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Violences : 855 personnes interpellées à Paris, « un chiffre record » selon la police

Le parquet a annoncé que plus de 500 personnes sont désormais en garde à vue. La mairie de Paris dénonce un manque de moyens policiers.

Un manifestant donne un coup de pied dans des béquilles devant l'office de tourisme de Lyon, sous les nuages de gaz lacrymogène, lors d'une manifestation contre le « coût de la vie », à Lyon, dans le sud-est de la France, le 17 octobre 2026, dans le cadre d'un appel à la mobilisation national rassemblant divers groupes exprimant leur colère : d'anciens « gilets jaunes », des lycéens et des étudiants, des militants pour le climat et même des agriculteurs. Photo JEFF PACHOUD / AFP

Les forces de l'ordre ont interpellé « 855 » personnes samedi à Paris, un « chiffre record », a annoncé dimanche la préfecture de police, qui indique que « l'ampleur des dégâts » lors des dégradations et pillages dans la capitale est « significative ».

Plus de 500 personnes (517) sont en garde à vue dimanche après les violences et pillages commises samedi à Paris, plus précisément 346 personnes majeures et 171 mineurs, a indiqué le parquet de la capitale dans un bilan « pas encore consolidé ».

« Les interpellations ont duré toute la nuit, et jusqu'aux alentours de 06H00 du matin », a précisé le ministère public, avec des arrestations majoritairement pour recel de vol, groupement en vue de commettre de violences ou encore dégradations.

De Paris à Marseille, la journée de mobilisation contre la « vie chère » a réuni des centaines de milliers de personnes samedi, à six mois de la présidentielle. Mais elle s'est accompagnée d'affrontements et de scènes de chaos d'une intensité rare, des « casseurs » se livrant jusque dans la soirée à des pillages et dégradations vivement condamnés par le gouvernement.

Dans la capitale, 13 policiers et gendarmes ont été blessés ainsi que deux pompiers, a indiqué la préfecture de police, qui a fait état de « groupes violents, caractérisés par leur volume inhabituel (500 à plus de 1.000) ».

Le bilan des dégradations et pillages de commerces est en cours mais « l'ampleur des dégâts constatée est significative », poursuit-elle.

La première adjointe au maire socialiste de Paris, Lamia El Aaraje, a évoqué dimanche « un niveau de violence que nous n'avons, je crois, jamais vu » à Paris.

Elle a également déploré « un manque de moyens » policiers pour mettre un terme aux scènes de pillages constatées samedi jusque dans la nuit dans de nombreux secteurs de la capitale.

Il n'est « pas acceptable de voir à l'image des gens saccager des commerces et s'en prendre physiquement » à des bâtiments, a ajouté le bras droit d'Emmanuel Grégoire.

A Lyon, la priorité a été de « protéger des vies »

Face aux émeutes d'une « ampleur totalement inédite », la priorité des forces de l'ordre a été « de protéger les vies », a déclaré dimanche à la presse le préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes Etienne Guyot.

Lors des affrontements entre émeutiers et forces de l'ordre samedi, une centaine de policiers ont été blessés et 160 personnes placées en garde à vue, a-t-il précisé, interrogé notamment sur l'action de la police lors des pillages de nombreux magasins dans le centre-ville.

La mairie de Limoges dévastée

A Limoges (centre-ouest), l'incendie qui a dévasté la mairie lors des violences qui ont éclaté samedi en marge d'une journée de manifestations, est « circonscrit », ont annoncé dimanche les autorités départementales.

« C'est sciemment que le feu a été mis », a dénoncé le représentant de l'État, Maurice Barate, en fustigeant « une horde sauvage » à l'origine du sinistre, qui a très lourdement endommagé l'édifice du 19e siècle, et de très nombreux dégâts dans la ville.

La partie historique du bâtiment, dont la toiture s'est effondrée, est « quasi 100% détruite » à l'intérieur, seule la partie arrière de la mairie, moderne, ayant pu être préservée par les pompiers, a précisé le préfet.

De violents heurts ont opposé ces derniers aux forces de l'ordre, notamment devant la mairie quand elle a été prise pour cible, des individus brisant des vitres pour s'introduire à l'intérieur et mettre le feu.

« Il y avait énormément de casseurs devant l'établissement (...) à peu près 800 personnes qui ont dû être dégagées par les forces de l'ordre », a souligné M. Barate dimanche matin.

De nombreux commerces du centre-ville ont parallèlement fait l'objet de pillages et « des particuliers ont également été pris à partie, parfois de manière violente, en marge des attroupements présents sur les lieux », a souligné la procureure à Limoges, Emilie Abrantes, dans un communiqué.

« Après de nombreuses interpellations, 17 personnes, dont 7 mineurs, sont en garde à vue » dimanche matin, a-t-elle ajouté.



Les forces de l'ordre ont interpellé « 855 » personnes samedi à Paris, un « chiffre record », a annoncé dimanche la préfecture de police, qui indique que « l'ampleur des dégâts » lors des dégradations et pillages dans la capitale est « significative ». Plus de 500 personnes (517) sont en garde à vue dimanche après les violences et pillages commises samedi à Paris, plus précisément 346 personnes majeures et 171 mineurs, a indiqué le parquet de la capitale dans un bilan « pas encore consolidé ».« Les interpellations ont duré toute la nuit, et jusqu'aux alentours de 06H00 du matin », a précisé le ministère public, avec des arrestations majoritairement pour recel de vol, groupement en vue de commettre de violences ou encore dégradations.De Paris à Marseille, la journée de mobilisation contre la «...