Des diplômés de l’EMBA, promotion 2026, aux côtés de Nancy Jabbour, Directrice des programmes MBA et mastères spécialisés, et de Francesco Venuti, Directeur Scientifique du EMBA ESA–ESCP. Photo fournie par l'ESA.
Il y a 30 ans, l’ESA lançait un MBA puis un Executive MBA, deux programmes qui contribueront à asseoir sa renommée. Premiers diplômes créés par l’établissement en partenariat avec l’ESCP, ils ont pour vocation de former les cadres, dirigeants et entrepreneurs dont le Liban et la région ont besoin. Pensés dès l’origine pour des professionnels déjà engagés dans la vie active, ces programmes permettent de renforcer leurs compétences, d’élargir leur vision et de donner une nouvelle impulsion à leur parcours.
Depuis, le programme s’est enrichi pour former un véritable écosystème couvrant les différentes étapes d’une carrière, dont le MBA constitue le socle historique. Destiné à des professionnels expérimentés, l’Executive MBA réunit dirigeants, entrepreneurs, cadres supérieurs et profils C-level. Au-delà des connaissances, il vise à développer une vision stratégique et à confronter les expériences. « L’Executive MBA de l’ESCP a été classé 3e mondial par le Financial Times en 2026 », précise Nancy Jabbour Abdelahad, directrice déléguée de la division MBA et mastères spécialisés. « Nos étudiants bénéficient d’un double diplôme et rejoignent le réseau des anciens de l’ESCP », souligne-t-elle. Fondée en 1819, l’ESCP est la plus ancienne école de commerce au monde.
Pour ceux qui souhaitent pousser plus loin l’expérience internationale, le Global Executive MBA lancé il y a dix ans, toujours en partenariat avec l’ESCP, ajoute une dimension de mobilité et d’immersion internationale, tout en étant suivi depuis Beyrouth. « Le corps professoral est principalement issu de l’ESCP, que ce soit de Paris, Madrid, Turin, Berlin ou Londres. Les enseignants, ces « fly-in faculty », comme on les appelle, adoptent la même approche que celle qu’ils appliquent sur leurs campus respectifs. Les étudiants peuvent également choisir, s’ils le souhaitent, l’un des séminaires internationaux de l’ESCP à Bruxelles, au Texas, en Inde, au Brésil ou en Afrique du Sud », explique Nancy Jabbour.
Apprendre, mais aussi se confronter
Cette évolution s’est aussi accompagnée d’un environnement pensé pour cette communauté de professionnels. La Tour des MBA, sur le campus de l’ESA, réunit des espaces de travail réservés aux participants, une salle dédiée et différents lieux de rencontre, ainsi qu’un rooftop dédié à cette communauté. L’idée est de dépasser le cadre traditionnel de l’enseignement pour créer un espace où se mêlent travail, apprentissage, échanges et développement professionnel. Un lieu de vie et de rencontres, qui contribue à faire naître un véritable esprit de communauté – une famille, en quelque sorte.
Dans l’Executive MBA, cette dimension collective prend une place particulière. Le programme met davantage l’accent sur les compétences stratégiques : faire évoluer sa carrière, affiner sa capacité de décision et développer son leadership. « Ce qu’on remarque, c’est l’évolution des participants entre le moment où ils commencent leur MBA et celui où ils achèvent leur parcours. Leurs compétences relationnelles et managériales sont beaucoup plus affirmées », observe Nancy Jabbour, qui décrit l’Executive MBA comme une véritable expérience transformatrice.
Le projet final de groupe, l’International Consulting Project, permet également aux participants de travailler pendant un an sur une problématique stratégique réelle ou aux côtés d’une jeune pousse. Une expérience qui, dans certains cas, peut même déboucher sur de nouveaux partenariats d’affaires.
Beyrouth connectée au monde
L’autre particularité de ces programmes réside dans leur ouverture internationale. Le partenariat avec l’ESCP Business School va au-delà d’une simple collaboration académique : double diplomation, coordination internationale et direction scientifique assurée à Beyrouth par le professeur Francesco Venutti, également directeur scientifique du programme à l’ESCP. Les participants bénéficient ainsi de l’expertise, des méthodes et du réseau de l’ESCP, avec la possibilité de suivre certains enseignements sur ses campus européens.
Le séminaire de Singapour, organisé par l’ESA au sein de l’écosystème international de l’ESCP, illustre cette ouverture. Chaque année, les étudiants de l’EMBA y côtoient des participants internationaux à travers conférences, visites d’entreprises et rencontres, tout en développant leur réseau en Asie du Sud-Est. Un choix qui s’explique par le dynamisme de Singapour, devenu un centre majeur de la fintech. « Avoir ESCP et ESA en même temps permet de créer du lien et des synergies qui perdurent », souligne Nancy Jabbour.
Cette ouverture internationale s’accompagne d’une reconnaissance académique qui s’est inscrite dans la durée. Accrédité par l’Association of MBAs (AMBA) depuis 2014, le MBA et EMBA de l’ESA ont depuis été réaccrédités à trois reprises. L’établissement est aujourd’hui le seul au Liban à bénéficier de cette accréditation pour ses MBA.
Trente ans après la création de son premier MBA, l’ESA a construit autour de ses programmes un véritable écosystème, où se rencontrent ancrage libanais, communauté de dirigeants, exigence académique et ouverture internationale. Un modèle qui permet aux cadres et dirigeants d’accéder, depuis Beyrouth, à une expérience académique et humaine internationale de haut niveau, tout en évoluant dans un environnement pensé autour de leurs contraintes, de leurs responsabilités et de leurs ambitions.
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