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Une demande de destitution d'Araghchi réclamée au Parlement iranien après ses rencontres à New York


Une demande de destitution d'Araghchi réclamée au Parlement iranien après ses rencontres à New York

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, assiste à une réunion d’information avec des ambassadeurs et des diplomates étrangers à Téhéran, le 4 octobre 2026. Photo ATTA KENARE / AFP

Une procédure de destitution du ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a été enregistrée au Parlement à Téhéran, selon l'agence de presse Tasnim. Selon un membre du bureau de la présidence du Parlement, Mohammad Rachidi, la demande a été enregistrée mais n'a pas encore été transmise aux services de Mohammad Bagher Ghalibaf.

Selon le média Eghtesad News, qui rappelle que la destitution d'Abbas Araghchi est réclamée régulièrement par les ultraconservateurs iraniens, ces derniers critiquent le chef de la diplomatie pour les discussions menées, via médiation qatarie, à New York, avec l'émissaire américain Steve Witkoff, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU. Ces discussions n'auraient pas été coordonnées avec le Conseil suprême de sécurité nationale. C'est cette « erreur », et ces tractations « sans autorisation du Guide suprême », Mojtaba Khamenei, qui ont poussé le député Amirhossein Sabeti à réclamer la destitution de M. Araghchi, dans une missive adressée à M. Ghalibaf, l'un des principaux médiateurs avec Washington. Un autre député, Hossein-Ali Haji-Deligani, cité par l'agence Mehr, a, lui, indiqué avoir signé cette lettre et accusé Abbas Araghchi de « provoquer des baisses du prix du pétrole au bénéfice des États-Unis à travers ses prises de position dans la presse ».


Un autre membre du bureau de la présidence du Parlement, Hojjatoleslam Alireza Salimi, a pour sa part confirmé le dépôt d'une demande de destitution, dans un entretien à l'agence Mehr, tout en soulignant que cette requête ne signifiait pas automatiquement qu'elle serait validée par le chef du Législatif et mise à l'ordre du jour d'une séance.

Le 22 septembre, lors de l'Assemblée générale de l'ONU, les négociations entre MM. Araghchi et Witkoff avaient tourné autour de la réouverture du détroit stratégique d'Ormuz, et le ministre iranien avait communiqué les conditions de Téhéran, notamment « la levée immédiate du blocus naval (américain, ndlr), le versement rapide de l'ensemble des avoirs iraniens gelés, ainsi que la fin de la guerre sur tous les fronts ». Le président américain, Donald Trump, avait rejeté cette proposition. Avant les discussions irano-américaines, M. Trump avait affirmé, depuis la tribune onusienne, qu'il avait le choix entre « anéantir » l'Iran ou passer un accord, en prédisant qu'une solution diplomatique serait trouvée après les élections législatives de novembre aux Etats-Unis.

Malgré ces déclarations, le Qatar a affirmé mardi que les discussions se poursuivaient entre Washington et Téhéran, pour tenter de sortir de l'impasse après plus de sept mois de conflit. « Les pourparlers entre les Etats-Unis et l'Iran, et les échanges de messages entre les différentes parties continuent via le Qatar et ses partenaires régionaux », a déclaré Ibrahim al-Hashmi, un responsable du ministère qatari des Affaires étrangères lors d'un point de presse à Doha.

Déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines sur Téhéran, la guerre a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et ébranlé l'économie mondiale en perturbant les exportations des pétromonarchies du Golfe. Malgré la conclusion d'un cessez-le-feu en avril, suivi de la signature d'un protocole d'accord en juin, les hostilités ont repris en juillet autour du détroit d'Ormuz. Téhéran revendique le contrôle de cette voie, par laquelle transitait avant la guerre un cinquième des hydrocarbures mondiaux, et y entrave la circulation maritime. Washington impose en retour un blocus naval aux ports iraniens.


Une procédure de destitution du ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a été enregistrée au Parlement à Téhéran, selon l'agence de presse Tasnim. Selon un membre du bureau de la présidence du Parlement, Mohammad Rachidi, la demande a été enregistrée mais n'a pas encore été transmise aux services de Mohammad Bagher Ghalibaf. Selon le média Eghtesad News, qui rappelle que la destitution d'Abbas Araghchi est réclamée régulièrement par les ultraconservateurs iraniens, ces derniers critiquent le chef de la diplomatie pour les discussions menées, via médiation qatarie, à New York, avec l'émissaire américain Steve Witkoff, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU. Ces discussions n'auraient pas été coordonnées avec le Conseil suprême de sécurité nationale....