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Société - Justice

De la cocaïne à un marché de voitures de luxe volées : les fils d'une enquête entre Dubaï et Beyrouth

Plusieurs arrestations ont eu lieu dans cette affaire, dont la dernière vendredi.

De la cocaïne à un marché de voitures de luxe volées : les fils d'une enquête entre Dubaï et Beyrouth

Vue sur Dubaï. Photo d'archives AFP

Une affaire de trafic de drogue entre Beyrouth et Dubaï a conduit à celle d'un marché de voitures de luxe volées à Dubaï et revendues à Beyrouth. C'est ce que révèle, une enquête actuellement menée par l'avocate générale près la Cour de cassation, Samaranda Nassar.

Tout a commencé à Dubaï, lorsqu'un homme qui serait un ressortissant d'un pays asiatique a été arrêté en possession de cocaïne. Au cours de son interrogatoire, il aurait cité le nom d'un Libanais, J.H., qu'il aurait présenté comme son fournisseur. La juge Nassar qui, à la demande du bureau libanais d'Interpol, s'est penchée sur le dossier en août dernier, a ordonné il y a quelques jours une perquisition dans un appartement à Adma (Kesrouan) où J.H. a été arrêté. Pendant son interrogatoire, ce dernier aurait soutenu que son rôle se limitait à celui d'intermédiaire auprès de ressortissants de divers pays. D'autres Libanais interpellés auraient en revanche indiqué qu'ils s'approvisionnaient auprès de lui.

La magistrate a tout récemment clôturé son enquête préliminaire sur l'affaire des stupéfiants, et transmis le dossier au procureur général près la Cour d'appel du Mont-Liban, Sami Sader. Celui-ci a alors engagé des poursuites contre J.H. et d'autres personnes présumées impliquées, avant d'envoyer le dossier à la première juge d'instruction du Mont-Liban, Nada el-Asmar.

Un ancien candidat aux législatives

C'est grâce à l'extraction de données de téléphones portables saisis dans le cadre de l'enquête qu'un nouveau volet de l'affaire est apparu : des messages et images portant sur des ventes d'automobiles ont ainsi été repérés.

L' élargissement de l'enquête a ainsi permis de révéler qu'un homme d'affaires, G.R., a vendu à J.S., un ancien candidat aux élections législatives libanaises, des voitures suspectées d'avoir été volées à Dubaï. Actuellement en détention provisoire, J.S. a nié avoir su que les voitures qu'il avait achetées étaient d'une provenance frauduleuse. Le vendeur, G.R. a pour sa part été arrêté vendredi dans un centre résidentiel situé entre Adma et Ghazir (Kesrouan), après un mandat de recherche lancé à son encontre par la juge Nassar. Sa fille, T.R., a également été appréhendée, une société de négoce automobile étant enregistrée à son nom à Dubaï, et étant soupçonnée d'avoir elle-même encaissé les prix de vente. Par ailleurs, E.T., qui travaillait auprès de G.R. et était chargé d'accomplir les formalités administratives des véhicules, est visé par un mandat de recherche.

Les grandes marques

Une source informée indique à L'Orient-Le Jour que les voitures concernées sont de grandes marques, notamment des Porsche, Ferrari et Lamborghini. Elle explique qu'il existe au Liban un système permettant l'entrée provisoire de certains véhicules pour une durée de quelques mois, à l'issue desquels ils peuvent soit être réexportés soit dédouanés. C'est dans le cadre de ce mécanisme que les autos en question auraient été introduites dans le pays et que leurs documents, ainsi que leurs éléments d'identification (numéros de châssis et de moteurs) auraient ensuite été falsifiés. D'après nos informations, chaque voiture concernée fait actuellement l'objet d'une expertise afin d'en déterminer la provenance, ainsi que les conditions et la légalité de son entrée en circulation. Une fois les éléments de l'enquête réunis, le volet relatif aux voitures de luxe devrait être transféré au parquet du Mont-Liban, qui pourrait alors engager les poursuites appropriées, avant de transmettre le dossier à la juge Asmar.

Une affaire de trafic de drogue entre Beyrouth et Dubaï a conduit à celle d'un marché de voitures de luxe volées à Dubaï et revendues à Beyrouth. C'est ce que révèle, une enquête actuellement menée par l'avocate générale près la Cour de cassation, Samaranda Nassar. Tout a commencé à Dubaï, lorsqu'un homme qui serait un ressortissant d'un pays asiatique a été arrêté en possession de cocaïne. Au cours de son interrogatoire, il aurait cité le nom d'un Libanais, J.H., qu'il aurait présenté comme son fournisseur. La juge Nassar qui, à la demande du bureau libanais d'Interpol, s'est penchée sur le dossier en août dernier, a ordonné il y a quelques jours une perquisition dans un appartement à Adma (Kesrouan) où J.H. a été arrêté. Pendant son interrogatoire, ce dernier...
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