Les journalistes syriens Ali Al Ibrahim et Mais Katt, recevant leur trophée dans la catégorie « Investigation » du 21e prix Samir Kassir, en présence du membre du jury, le journaliste Alex Rowell (droite), le 21 septembre au palais Sursock. Photo Matthieu Karam/L’Orient-Le Jour
La Fondation Samir Kassir a organisé lundi, au palais Sursock à Beyrouth, la 21e édition de la cérémonie du prix Samir Kassir pour la liberté de la presse, qui récompense chaque année des journalistes pour les meilleurs articles publiés dans la presse arabe. Le prix est décerné en mémoire du journaliste Samir Kassir, ardent opposant au régime syrien, assassiné à Beyrouth le 2 juin 2005.
À l’arrière de l’estrade, des dizaines de gilets portant l’inscription « Press » étaient accrochés, en hommage aux journalistes exerçant leur métier sur le terrain.
Pour cette édition 2026, le jury a décerné trois prix distincts :
– Le prix du meilleur « article d’opinion » a été attribué aux journalistes Fatima Ahmad, Syrienne, pour son texte intitulé « Semences de haine, moisson de blessures », et Ahmad Agha, Palestinien, pour son article intitulé « La tente ».

– Le prix du meilleur « article d’investigation » a été remis à la journaliste irakienne Mariya Samarae, pour un reportage intitulé « Ne buvez pas d'eau avant de sortir... A la recherche des toilettes pour femmes en Irak ». Ce prix a également récompensé le duo syrien formé par Ali Al Ibrahim et Mais Katt pour un reportage sur le sort des enfants des prisonniers politiques en Syrie.
– Le prix du meilleur « reportage vidéo » a été décerné au journaliste libanais Anthony Barakat, pour une enquête réalisée dans la prison de Roumieh.

La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs responsables et élus libanais, ainsi nombre d'ambassadeurs, notamment Sandra De Waele, ambassadrice de l’Union européenne au Liban, qui parraine cette distinction.